Chroniques du ciel. Taxation citoyenne

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Les professionnels de l'aérien ont tenté d'expliquer, cette semaine, à la Convention Citoyenne sur le climat, les lourdes conséquences d'une taxation du secteur, déjà fortement touché par la crise sanitaire.

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Plus de 150 000 emplois directs pourraient être supprimés dans l'aérien, si la proposition de la Convention Citoyenne sur le climat, de lourdement taxer le secteur, est retenue. Les professionnels sont vent debout. Jean Castex, le Premier ministre, y est opposé.

Les clichés ont décidément la vie dure. Non, Le transport aérien n’est plus réservé à une élite depuis sa démocratisation, il y a plus de 30 ans. Le taxer lourdement, comme le préconise la Convention Citoyenne sur le climat reviendrait à l’affaiblir encore un peu plus, à ne plus permettre aux compagnies comme Air France, d’investir dans des avions moins polluants, à ne plus permettre, aux constructeurs, comme Airbus, l’un des fleurons de notre industrie, de poursuivre ses investissements à la recherche de solutions plus propres.

Une solution de facilité ?

"La taxation, l’interdiction, est une solution de facilité, mais elle ne résout rien", ont ainsi expliqué, cette semaine, les professionnels du secteur aux membres de la Convention Citoyenne sur le climat. Parmi eux, Thomas Juin, président de L’Union des Aéroports Français : "Ce qui est contradictoire, c’est que les propositions de la convention citoyenne laissent entendre que c’est un transport élitiste, et que les mesures qui sont proposées conduiraient à un transport élitiste, mettre en place des taxes supplémentaires, c’est créer une injustice sociale, les riches pourront continuer à prendre l’avion, ce qui ne sera plus le cas des jeunes, des moins de reprendre, des transports plus pénalisants".

Tous les efforts de démocratisation de ce secteur seraient mis à mal, on pénaliserait les citoyens en France. L’interdiction et la taxation, c’est le choix de la facilité, et c’est sous-estimer les conséquences économiques. Si on prend des mesures uniquement au niveau français, il y aura un effet d’aubaine pour les autres pays voisins et le choix de la France sera celui de la décroissance économique.

Thomas Juin, président de l'union des aéroports français

Perte envisagée de 150 000 emplois directs 

Jean Castex, le Premier ministre, s’est d'ores et déjà prononcé contre une taxation supplémentaire d’un secteur déjà très lourdement impacté par la crise sanitaire. Selon la direction générale de l’Aviation civile, cette mesure pourrait entraîner la perte d’au moins 150 000 emplois directs, sans parler des répercussions sur le tourisme, les régions, ou l’attractivité économique de la France.  

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