Chroniques du ciel. Quelle place dans l'avion ?

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Le hublot, objet de convoitise...

Pour le passager, l'avion représente un espace à la fois fascinant et inquiétant. L'ambiance mouvementée des aéroports, la crainte d'un éventuel retard, les formalités d'enregistrement, la sûreté, tout contribue à perturber le voyageur aérien. Avec une préoccupation essentielle pour ce dernier,  la place qu'il occupera à bord de l'avion.

Dans cet espace confiné, restreint, qui a ses codes et ses contraintes, le hublot objet de convoitise, pour la majorité des voyageurs, apparaît souvent comme le seul moyen de s'échapper de la cabine.

Or, cette précieuse place n'est pas si évidente à obtenir en classe économique. Sur les avions long courrier, le diamètre de la carlingue permet d'installer jusqu'à 10 sièges de front. Du coup, le nombre d'ouvertures ne concerne qu'environ 30% des passagers.

La place à côté du hublot répond pourtant à un besoin profond et parfois une anxiété, comme l'a montré le transport de passagers sur certains avions militaires.

A l'époque du développement du programme du Concorde, il avait été question de supprimer les hublots pour les remplacer par des verres en trompe-l'oeil, puisqu'à 60 000 pieds, il n'y avait presque plus rien à voir. Finalement, les exigences psychologiques des passagers l'ont emporté. Choisir sa place dans l'avion, pour éviter de se retrouver coincé plusieurs heures entre deux passagers encombrants, sur le chemin des toilettes ou les genoux sous le menton, c'est possible, à condition de ne pas attendre la dernière minute.

Bien en amont, la plupart des compagnies incitent les voyageurs à s'enregistrer directement en ligne, 24 heures ou 48 heures avant le vol. Généralement, ces réservations sont gratuites, sauf s'il s'agit de billets promotionnels.

Dans ce cas, ce service peut être facturé, en moyenne une quinzaine d'euros. Pour les compagnies low cost, pas de siège attribué, mais un système payant, qui permet d'embarquer en priorité et de choisir sa place.

Mais le problème se pose moins sur ces compagnies, la durée des vols, court ou moyen-courrier ne dépassant pas trois à quatre heures. Chaque avion possède sa propre configuration et chaque compagnie peut demander des aménagements précis. Des sites Internet spécialisés ou des applications pour smartphone permettent de connaître les appareils utilisés, la densité des cabines et la répartition des sièges.

En dernière minute, vous pouvez toujours discuter avec l'hôtesse à l'enregistrement, si possible avec le sourire. La règle est simple, premier arrivé, premier placé. Les guichets d'enregistrement ouvrent trois heures à l'avance. Sachez-le : la vente en ligne attribue par défaut les sièges les moins bons.

Evitez la proximité des toilettes, les galley où les repas sont préparés, et les dernières rangées adossées aux parois des différents compartiments de l'avion où l'inclinaison des sièges est plus limitée.       

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