Chroniques du ciel. La retraite à 60 ans et à taux plein pour les personnels navigants

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Après les policiers, les militaires et les cheminots, les personnels navigants, pilotes d’un côté, hôtesses et stewards de l’autre, viennent d’obtenir gain de cause dans l’épineux dossier de la réforme des retraites.

Le gouvernement a reculé de peur de voir s’ajouter au conflit à la SNCF et à la RATP, une grève des pilotes, début janvier.

Les pilotes sont satisfaits

Ils ont obtenu gain de cause sur l’essentiel de leurs revendications. Ils pourront toujours partir à la retraite à taux plein à 60 ans, et la mise en place ou pas d’un âge pivot à 64 ans, ne changera rien pour la profession.

De plus, les pilotes continueront à toucher leur retraite complémentaire versée par une caisse autonome, la CRPN, la Caisse de retraite du personnel navigant dont les réserves sont conséquentes, estimées à plus de 5 milliards d’euros. Les pilotes ne souhaitaient pas que cette caisse, partagée avec les hôtesses et stewards soit menacée de disparition dans le cadre du projet de fusion des 42 régimes existants dans un "système universel" par points, voulu par Emmanuel Macron.

Le maintien de la CRPN permettra aussi aux personnels qui perdent leur licence de vol de toucher des indemnités. En revanche, l’âge de départ à la retraite à 55 ans pour les PNC va progressivement disparaître pour les générations nées après 1987 pour converger vers 60 ans.

Des concessions arrachées de haute lutte

En deux ans, le SNPL et les syndicats représentant les personnels navigants commerciaux ont rencontré plus d’une quinzaine de fois les concepteurs de la réforme des retraites. Le préavis de grève du 3 janvier 2020, n’était qu’un avertissement. Message reçu par le gouvernement, qui a préféré jouer l’apaisement et ne pas rajouter à la crise.

Des livres à offrir

En quelques télégrammes, trois livres, L’aventure UTA, aux éditions JPO. À travers son récit, Claude Bossu, nous fait revivre les grandes heures de la compagnie jusqu’à son absorption par Air France en décembre 1992.

Du même éditeur, un roman, Décrochage de notre confrère du Point, Thierry Vigoureux, co-écrit avec son épouse, Anne Réal, un thriller psychologique, à 10 000 mètres d’altitude, l’histoire d’une jeune pilote harcelée et tourmentée.

Enfin aux Editions Albin Michel, Combien de pas jusqu’à la Lune de Carole Trébor. L’ouvrage retrace le singulier parcours de Katherine Johnson, la mathématicienne afro-américaine réhabilitée en 2016 par le film Les Figures de l’ombre de Théodore Melfi. Katherine Johnson, née en pleine ségrégation, qui avait réussi à intégrer la NASA, où elle s’était illustrée par des calculs de trajectoire nécessaires au premier vol orbital américain, en février 1962, et au premier débarquement lunaire, lors de la mission Apollo 11.      

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