Chroniques du ciel. Des odeurs pour diminuer le stress

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Si le transport aérien n’a jamais été aussi sûr, il n’en demeure pas moins que 20% de la population mondiale a peur en avion. Des chercheurs ont imaginé la conception d'un casque aéro-audio-olfacto pour diminuer le stress en avion.

Si le transport aérien n’a jamais été aussi sûr, il n’en demeure pas moins que 20% de la population mondiale a peur en avion. Les chercheurs du FLAV LAB de l'institut national polytechnique de Toulouse viennent donc de lancer la conception d'un casque aéro-audio-Olfacto (C2A0) destiné à relaxer les passagers qui souffrent d’aérophobie. Les explications de Thierry Talou, ingénieur de recherche à l’INP.  

"Pour diffuser des odeurs via un casque audio, les makers du FLAV LAB Toulouse ont conçu des filaments de bio polymères imprégnés d’odeurs grâce à l’impression 4D ou 3D odorisée. Utiliser des parfums liquides était impossible : un liquide pollue en remontant dans les tuyaux, s’évapore vite et émet une odeur trop forte au début".

Expérimentation dans des Airbus

La phase opérationnelle du projet C2AO vise à définir la concentration d’odeur idéale des polymères imprimés en 3D et à en équiper un rack de sièges d’AIRBUS A300 fourni par la société régionale AIR SUPPORT. Concrètement les filaments de polymères imprégnés d’odeurs seront imprimés en 3D au moyen d’une imprimante de la start up toulousaine eMotion Tech, puis stockés dans de petits tubes en verre intégrés dans l’accoudoir du siège.

Un casque audio type MP3 sera relié à l’accoudoir par une prise jack. Le long du fil jack, un tuyau fera passer la senteur du polymère odorisé. Sur le casque, à l’endroit habituel destiné au micro, un mini diffuseur d’effluves diffusera l’odeur contenue dans les filaments grâce à une mini pompe. Dans l’accoudoir, des filaments de différentes odeurs pourront être stockés : en fonction de la musique choisie, le passager disposera de l’odeur adaptée.

Commercialisation d'ici deux ans

Ce casque pourrait être industrialisé d’ici deux ans, pour un prix unitaire d’une cinquantaine d’euros.  A terme, les chercheurs souhaitent coupler ce nouveau casque à des lunettes de réalité virtuelle pour projeter des films avec des odeurs associées.