Chroniques du ciel. Bilan salon du Bourget 2019

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Le salon du Bourget 2019 ferme ses portes au public ce soir, dimanche 23 juin. Le bilan est mitigé.

La 53e édition du salon du Bourget ne restera pas dans les annales de l'aéronautique. Des démonstrations en vol limitées, sans véritable intérêt, peu de nouveautés, au point que l'on pourrait s'interroger aujourd'hui, sur la pertinence du modèle économique, d'un tel rendez-vous.

Les constructeurs ont-ils vraiment besoin d'un salon ?

Les constructeurs d'avions ont-ils besoin d'un salon au Bourget pour remplir des carnets de commandes déjà bien pleins et rencontrer leurs clients ? On pourrait aussi s'interroger sur le fait de proposer, durant le week-end, un grand meeting aérien, non plus avec des avions modernes, les avionneurs ayant déserté les lieux, mais avec des avions de collections ? Certes, le grand public y trouvera son compte pour une belle sortie dominicale en famille, mais est-ce le rôle d'un salon professionnel qui doit aujourd'hui convaincre l'opinion publique que le secteur aéronautique déploie des efforts considérables pour réduire son empreinte carbone ?

Airbus marque des points

Passées ces quelques réflexions, s'il est nécessaire de désigner un vainqueur et un vaincu dans la guerre commerciale que se livrent Airbus et Boeing, nous dirons, cette année, que le constructeur européen a marqué des points, avec l'officialisation du lancement de l'A321 XLR. Un appareil, au rayon d'action encore plus important que la version long-courrier de l'A321 Néo.

Un appareil taillé sur mesure pour les compagnies low cost long courrier ou des compagnies classiques, des "legacy", souhaitant défricher certaines lignes, à faible flux de trafic sur ce que l'on appelle le point à point. D'ailleurs, sur ce salon, l'un des rares avions qui a vraiment attiré l'attention, est celui de La Compagnie, c'est son nom, qui propose des vols tout business avec une classe affaires de 76 sièges, un Paris-New York à bord d'un A321 Neo, flambant neuf.

Près de 240 commandes de l'A321 XLR ont déjà été enregistrées

Un beau décollage pour Christian Scherer, directeur commercial d'Airbus. Bien qu'englué dans une profonde crise, Boeing, n'est pas mort pour autant. Et cette semaine, c'est IAG, la maison-mère de British Airways, Vueling et Iberia qui a créé la surprise. Elle a signé avec le constructeur de Seattle, une intention de commandes pour 200 737 MAX. Il s'agit de la première commande de son moyen-courrier depuis l'interdiction des vols, en mars dernier. Les premières livraisons sont prévues en 2022. Reste à savoir, si d'ici là, les passagers accepteront d'embarquer à bord.

CFM International ne connaît pas la crise

Au cours de ce salon, le motoriste franco-américain filiale du groupe Safran, a enregistré pour plus de 50 milliards dollars de contrats pour son moteur Leap, le grand gagnant de ce Bourget 2019.   

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