Chroniques du ciel. Aviation et environnement

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Optimisation des trajectoires de vol, roulage électrique, biocarburants : le transport aérien tente de se mettre au vert, avec pour vent contraire la croissance permanente du trafic.

Le transport aérien est aujourd’hui responsable de 2% des émissions mondiales de CO2, contre plus de 3% au fluvial, 20% au transport terrestre. En 2016, le secteur de l’aérien a été le premier à se doter d'un dispositif mondial de maîtrise de ses émissions, appelé Corsia, avec un objectif de croissance neutre à partir de 2020 et la mise en place d'un mécanisme de compensation.  

Diminution significative des émissions de CO2 mais trafic aérien en constante augmentation

Depuis les années 60, depuis l’apparition des premiers jets commerciaux, les progrès technologiques ont permis de réduire la consommation de kérosène d'un avion de ligne d'environ 70% et ses émissions de CO2 par siège passager de 80%. Dans le même temps, le trafic mondial a doublé en moyenne tous les 15 ans et devrait, d’ici 2036, atteindre 8 milliards de passagers par an, contre 4,3 milliards aujourd’hui.

Pour l’instant, l’avion de ligne propulsé par des batteries électriques est un rêve inenvisageable, en revanche, il existe des solutions hybrides, et les motoristes planchent sur des solutions, qui permettraient de réduire d'encore un tiers la consommation de carburant à l’horizon 2030. C’est le cas notamment de l’Open Rotor, développé par l’équipementier SAFRAN.  

Les bio-carburants sont loin d’avoir fait leurs preuves

Leur bilan carbone n’est pas bon lorsqu’il s’agit de les produire, ils soulèvent des questions sur la disponibilité de la biomasse et sont beaucoup plus chers que le kérosène. Au sol, de nombreuses compagnies font désormais rouler leurs avions sur un moteur, à N-1 pour le terme technique, et les aéroports utilisent des véhicules électriques pour tracter les aéronefs.  

Au niveau de la navigation aérienne, des solutions opérationnelles ont été développées. Les routes et les niveaux de vol sont mieux optimisés, quant aux approches, elles sont plus courtes, grâce notamment à l’utilisation de systèmes satellitaires. De plus, c’est le cas, à Roissy entre minuit et 5h30 du matin, les avions effectuent des approches à pente constante. Une procédure qui permet de faire moins bruit, de consommer moins et qui devrait être généralisée en journée d’ici 2023. Ces avancées s’inscrivent dans le cadre du programme européen Sesar, volet technologique de la construction du ciel unique européen. 

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