Chronique du ciel. Safran toujours plus loin, toujours plus haut

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Safran a publié ses résultats pour 2016 : un bénéfice en hausse de 21,7%. L'équipementier attend maintenant la finalisation du rachat de Zodiac.

L'équipementier dépasse ses objectifs

Philippe Petitcolin, le directeur général de Safran, est un patron heureux. L’an dernier, l’équipementier aéronautique a atteint ou dépassé tous ses objectifs. A commencer par les moteurs. Le carnet de commandes du LEAP, qui équipe les A320 Néo et les Boeing 737 Max, a atteint les 11.563 unités commercialisées.

Quant au CFM56, le moteur civil, le plus vendu aux compagnies, issu de l’une des plus belles des coopérations franco-américaines entre Snecma et General Electric, il continue de battre des records de livraison. A ce jour, plus de 30 700 CFM56 ont été livrés dans le monde. C’est plus de 70% du marché des avions court et moyen-courrier.

Quant aux problèmes du Silvercrest, choisi par Dassault et Cessna, pour équiper le Falcon 5X et le Citation Hemisphere, ils semblent être réglés, même si Philippe Petitcolin ne s’est pas vraiment étendu sur la question.

Des contrats à foison, également, l’an dernier

Des contrats pour Safran Landing System, ex-Messier Dowty Bugatti pour l’équipement en freins carbone de plusieurs milliers d’avions. Et dans le domaine militaire, la signature à l’Inde du contrat Rafale va assurer à l’équipementier de belles perspectives, avec la fourniture du moteur M88, des systèmes de transmission de puissance, des trains d’atterrissage, et la liste est encore très longue.

Bref, tous les voyants sont au vert pour Safran, à l’exception du marché des hélicoptères et des problèmes que rencontrent Airbus sur l’A400M, l’avion de transport militaire. Safran qui se dit prêt à discuter avec Airbus du contrat du moteur de l’avion, mais sans pour autant supporter les pénalités dues par le constructeur en raison des retards de livraison aux pays clients.

Objectif 2018 : Zodiac Aerospace

Ce qui intéresse désormais, Philippe Petitcolin, c’est la finalisation d’ici 2018, du rachat de Zodiac Aerospace, qui fera de cette nouvelle entité le deuxième équipementier aéronautique mondial. Le patron opérationnel de Safran est plutôt serein, face aux réserves émises, par l’un de ses investisseurs minoritaires, le fonds britannique TCI.

Philippe Colin en est persuadé. Zodiac Aerospace, dont l’image a été ternie par des problèmes de qualité et des retards de livraison, sur des sièges Business notamment, peut devenir une entreprise rentable. Mais il faudra en passer par une rationalisation de ses sites et une diminution du nombre de ses fournisseurs.

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