Avion en vol : vers la transmission des données en temps réel

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

La question de la transmission des données de vol en temps réel est un sujet récurrent à chaque catastrophe aérienne. On en parle beaucoup depuis la disparition il y a un an et demi du Boeing 777 de Malaysia Airlines dans l’Océan Indien et la récupération au début du mois d’un débris d’aile sur l’Ile de la Réunion.

A cette question de la transmission des données de vol en temps réel, une réponse. On sait aujourd’hui transférer les données d'un avion au sol en temps réel. Il existe, en aérospatiale, ou lors des vols d’essais des systèmes comme la télémesure, qui permettent d'avoir une visibilité quasiment permanente  sur l’évolution d’un aéronef ou d’une navette spatiale, par exemple.

Ensuite,  Il faudrait installer des systèmes dédiés dans chaque avion et disposer d’une couverture satellitaire de la quasi-totalité de la planète. Cela pose aussi un problème de bande-passante.

 

Une étude réalisée il y a quelques années par un fabricant américain de boîtes noires et un opérateur de satellites avait estimé à 300 millions de dollars le coût engendré chaque année pour une compagnie aérienne qui souhaiterait transmettre toutes les données de vol de sa flotte en direct et ce en tablant sur une baisse future de 50% du coût des transmissions par satellite.

Un investissement beaucoup trop important pour les constructeurs et pour les compagnies au regard du nombre d’accidents aériens par rapport au nombre de passagers transportés, plus de trois milliards en 2014.

Après l’accident du Rio-Paris, le Bureau Enquêtes Analyses,  avait,  dans ses recommandations proposé d’intensifier la communication entre l’avion et les contrôleurs et de passer de 30 à 90 jours la durée d’émission des balises associées aux boites noires. Balises qui permettent de les repérer.

 

Parmi les autres pistes envisagées, il est également question d’installer sur chaque nouvel avion fabriqué une boîte noire éjectable, qui se séparerait automatiquement du fuselage à l’impact avec le sol ou l’eau. Equipée d’une bouée et d’une balise GPS, elle permettrait de renseigner immédiatement le point où l’avion s’est abimé. Mais ce n’est pas pour toute suite. Il faudra du temps, avant que l’Organisation de l’aviation civile internationale, les constructeurs et les compagnies se mettent d’accord.

En attendant la semaine prochaine, vous pouvez retrouver plus de Chroniques du ciel sur notre  page Facebook et sur notre .

Vous êtes à nouveau en ligne