Air France : l’après Juniac

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Le départ d’Alexandre de Juniac de la présidence d’Air France-KLM ne constitue pas vraiment une surprise. Depuis la grande grève de septembre 2014, ses déclarations provocantes envers les pilotes, son dérapage lors des entretiens de Royaumont, et quelques propos dans des cercles privés sur ce qu’il pensait des salariés d’Air France, la rupture semblait consommée.

Depuis quelques temps, Alexandre De Juniac cherchait ailleurs, Areva, Safran ou d’autres.

Alexandre de Juniac quitte la présidence d’Air France-KLM sur une note positive. La compagnie est sortie du rouge en 2015 grâce, en grande partie, à la chute des cours du pétrole. Sauf que dans le contexte actuel, une communication plus discrète, plus proche de la réalité, aurait peut-être été souhaitable pour poursuivre les réformes.

Il est clair que ces résultats ne vont pas inciter, le SNPL, radicalisé depuis la grande grève de 2014 à accélérer le rythme des négociations.D’autant que les blessures sont profondes et les désaccords nombreux. Désaccords au sein du bureau du syndicat de pilotes en rupture avec sa base.

Le groupe est dans l'incapacité à se réformer

En attendant de connaître le nom du nouveau patron d’Air France-KLM, ce qui va prendre du temps si le choix est externe, il y a fort à parier qu’il ne se passera rien. Une position de blocage qui risque de donner raison à Alexandre de Juniac d’avoir quitté le navire face à l’incapacité du groupe à se réformer.

A moins que Frédéric Gagey, qui aime sincèrement ce groupe, qui n’a plus rien à prouver et qui connait parfaitement les rouages de cette entreprise complexe, en reprenne les commandes rapidement.

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