Aéroports : le passage de la sûreté bientôt moins contraignant

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Selon la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande, le coût de la sûreté aéroportuaire en France est estimé à un peu plus de 800 millions d’euros par an. Elle est financée par la taxe aéroport payée par les passagers et les compagnies qui la répercutent sur les tarifs des billets d’avion.

Les aéroports consacrent en moyenne entre 15% et 40% de leur chiffre d’affaires à la sûreté

La sûreté aéroportuaire, mission régalienne, emploie aujourd’hui en France un peu plus de 9000 personnes contre 3000 en 2001. Elle coûte de plus en plus cher. Les aéroports y consacrent en moyenne entre 15% et  40% de leur chiffre d’affaires.

L’aviation commerciale reste une cible de choix pour les terroristes. Mais cette menace n’est pas nouvelle pour le transport aérien qui depuis les attentats de septembre 2001 aux États-Unis, vit avec, quotidiennement.

"Vision Sûreté" , un vaste programme expérimental

En France, pour augmenter le niveau de sûreté, sans qu’il soit trop contraignant pour les passagers et acceptable en terme de coûts, la Direction Générale de l’Aviation Civile a lancé, il y a plusieurs mois, un vaste programme d’expérimentations, baptisé " Vision Sûreté"  avec les aéroports de Paris, Lyon, Nice et Toulouse.

 Les travaux portent notamment sur le poste d'inspection filtrage avec des expérimentations sur les " shoes scanner "  pour contrôler les chaussures sans les retirer, ou sur de nouveaux algorithmes de scanners corporels à ondes millimétriques capables de détecter armes, explosifs, liquides dans les bagages de cabines, sans avoir à les séparer des appareils électroniques.

Bientôt, il ne sera plus nécessaire de sortir son ordinateur ou de se déchausser ou de vider sa trousse de toilette, dans un sachet plastique.

Il est aussi question de transférer les écrans de contrôle du poste d'inspection filtrage dans une salle isolée. Ce qui présenterait un double avantage.

D’abord pratique : les agents de sûreté seraient davantage concentrés sur leur tâche. Économique : un même opérateur pourrait gérer plusieurs scanners et plus la seule ligne, à laquelle il était physiquement rattaché.

Un allègement de la procédure lors du passage de la sûreté pour les voyageurs fréquents 

Parmi les autres pistes à l’étude, celui d’un traitement différencié des passagers selon leur profil.

Comme aux États-Unis, avec le programme " PreCheck " qui permet à un nombre important de voyageurs fréquents et ayant passé un test d'évaluation de bénéficier d'une procédure allégée lors du passage de la sûreté dans plusieurs aéroports américains.

Enfin, les industriels, comme l’Américain Smiths Détection, le canadien Optosecurity, ou le français Morpho, filiale de Safran, développent des technologies tous azimuts, qui peuvent identifier grâce aux empreintes ou à l’iris, n’importe quel passager. Plusieurs aéroports des Émirats arabes devraient prochainement déployer ces systèmes de reconnaissance ultra sophistiqués.

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