ADP ne construira pas le futur aéroport géant d'Istanbul

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Un consortium turc, mené par le groupe Limak, a remporté l'appel d'offres pour construire le troisième aéroport d'Istanbul à l'issue d'enchères jugées irrationnelles par Aéroports de Paris qui a préféré jeter l'éponge.

Si Aéroports de Paris se refuse à parler de camouflet, la
pilule a tout de même du mal à passer
. Car en investissant, il y a tout juste
un an, près de 700 millions d'euros dans le groupe aéroportuaire Turc TAV,
gestionnaire, entre autres, de l'actuel aéroport Atatürk, ADP aurait trouvé logique
de se voir confier la construction puis l'exploitation du troisième aéroport
d'Istanbul, annoncé comme le plus important au monde avec six pistes et
près de 150 millions de passagers par an.

Mais à la surprise générale, 
c'est un consortium de cinq entreprises turques du BTP qui a remporté le
marché
. Il a mis sur la table plus de 22 milliards d'euros. Un montant déraisonnable, irrationnel, pour
le président d'ADP, Augustin de Romanet.

Au-delà d'une histoire d'argent, le contexte politique turc
explique, en partie, cet échec d'Aéroports de Paris. Le consortium, vainqueur de
l'appel d'offres est proche du gouvernement d'Erdogan, tandis que la filiale
d'ADP est assimilée à l'ancien régime militaire des années 90.

Le futur aéroport d'Istanbul devrait voir le jour en 2018 ,
soit trois ans, avant la fin de la concession de TAV de l'actuelle plate forme
d'Atatürk, d'où un important manque à gagner pour la filiale d'ADP. Le
gouvernement turc s'est engagé à indemniser TAV et Augustin de Romanet veut
rester optimiste. "Les cinq membres du consortium vainqueur sont tous des
groupes de BTP, ils vont devoir s'associer à un exploitant d'aéroport
"
conclut Augustin de Romanet.

 

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