Cahier de vacances. Les refuges de haute-montagne

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Tous les jours, Fabien Randrianarisoa raconte un objet qui symbolise l'été. Aujourd'hui, les refuges de haute-montagne. 

Depuis la création du club alpin français en 1874, notre pays compte près d'une centaine de refuges de haute-montagne, qui vont bien au-delà de la simple maisonnette de pierre, principalement dans les Alpes et les Pyrénées. A 2 000 mètres d'altitude, face au pic d'Ossau, se dresse le refuge de Pombie, dans lequel on n'arrive pas sans effort. 

"Il faut une petite heure pour y monter, on est en plein soleil, il fait beau donc on va en profiter", déclare Michel Dourthe, responsable des refuges liés au club alpin de Pau. Quand Michel dit "en profiter", comprenez bien faire une randonnée à midi en pleine canicule. A l'origine, ces refuges servaient l'hiver pour permettre aux alpinistes de partir à l'assaut des sommets et de s'abriter en cas d'intempéries.

L'expérience de la déconnexion 

"Petit à petit les choses évoluent et aujourd'hui, ces refuges se transforment de plus en plus en des lieux d'accueil, de rencontre et de découverte de la montagne et du milieu naturel", poursuit Michel. La plupart des refuges sont aujourd'hui de vraies auberges, avec des gardiens, comme dans les phares. 

"Le refuge de Pombie est composé de trois dortoirs. Ce sont des bat-flancs équipés de matelas et de couverture pour chaque personne. Ce refuge est très prisé mais il n'y a que dix places", explique Léon, qui vit ici avec sa famille de mai à octobre. Vivre au refuge, c'est vivre à la dure. Cinq générations de gardiens se sont succédé ici et jusqu'à présent la capacité en énergie de Pombie, c'était trois ampoules de 100 watts.

Aujourd'hui, quatre panneaux solaires ornent le toit. Mais pour recharger votre téléphone, ce sera toujours dehors, sur la dynamo du vélo qui fait face à la vallée d'Ossau. De quoi vous faire passer l'envie de communiquer avec le reste du monde.

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