Ça nous marque. Zeiss France, optique de précision : "Le fait de ne pas être coté en bourse a sauvé notre entreprise"

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Nicolas Sériès, président de Zeiss France, est l'invité d'Olivier de Lagarde. Zeiss est une entreprise spécialisée en optique de précision et elle est connue du public pour ses objectifs photographiques haut de gamme.

C'est en 1846 qu'un jeune industriel, Carl Zeiss, crée un atelier de mécanique et d'optique de précision à Iéna en Allemagne. Il s'associe très vite à un physicien, Ernst Abbe, et ils vont développer les premiers microscopes qui seront à la base de la fondation de Zeiss.

L'optique pour la photo n'arrivera qu'au XXe siècle, et jusque dans les années 60, Zeiss produira parmi les meilleurs objectifs du marché. D'ailleurs, raconte Nicolas Sériès, les photos du premier pas de l'Homme sur la Lune seront prises par des optiques Zeiss. 

Une histoire allemande 

Avant de s'envoler dans l'espace Zeiss va connaître un destin tragique. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Zeiss participe à l'effort de guerre allemand et les optiques vont équiper de nombreux engins militaires. Conséquences : les usines de Zeiss sont parmi les cibles prioritaires des bombardiers alliés. En 1945, les sites de productions sont presque entièrement détruits.

À la libération, les Américains, comprenant bien l'importance de Zeiss, vont déplacer les ingénieurs et les brevets d'Iéna à l'est, à Stuttgart à l'ouest. Les Soviétiques eux vont transférer le reste de Zeiss à Dresde.

L'entreprise est donc coupée en deux et va connaître, de part et d'autre du rideau de fer, un destin différent. En 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin, Zeiss est réunifiée.

Champion de la recherche et du développement

L'une des raisons de la survie de Zeiss est la constitution d'une fondation. À la mort de Carl Zeiss, Ernst Abbe a créé une fondation, propriétaire de l'entreprise à 100%, et qui a pour mission le développement des sciences naturelles et le développement de l'industrie au service des citoyens. La conséquence c'est que "nous pouvons investir 650 millions d'euros chaque année, soit 11% de notre chiffre d'affaire en recherche et développement, lorsque la moyenne des entreprises américaines est de 3,5%.

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