Ça nous marque. "On n’arrêtera pas le Tour de France tant que je serai à LCL" : Michel Mathieu, directeur général de LCL

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Invité de "Ça nous marque", Michel Mathieu, directeur général de LCL, partenaire historique du Tour de France depuis 38 ans.

C'est à Lyon qu’Henri Germain, fils de soyeux, âgé de 39 ans, fonde en 1863 une banque à vocation locale mais d’un genre nouveau : le Crédit lyonnais. Ses associés sont des hommes d'affaires, et soyeux lyonnais, à l'instar d'Henry Jaubert et de Joseph Bellon.

Une banque d’un genre nouveau  

Cette création est liée à la deuxième révolution bancaire du milieu du XIXe siècle, qui voit une nouvelle génération de banques, d'inspiration saint-simonienne, organiser la collecte systématique de l'épargne dormante du grand public et la drainer vers des emplois industriels ou vers le marché financier.

Le Crédit lyonnais a une croissance très rapide au cours de ses 20 premières années d'existence, son capital étant passé de 8 à 200 millions de francs, au cours d'une époque de fortes spéculations.  

Du Crédit lyonnais à LCL

Nationalisé en 1945 comme toutes les grandes banques de dépôt françaises, le Crédit lyonnais va prospérer. Elle va s’enhardir dans les années 80 se lançant dans des placements à l’international qui se révèleront hasardeux.

En 1993, la banque est en quasi-faillite et n’est sauvée que grâce à un apport massif d’argent public. "Cette épisode reste un traumatisme", reconnaît Michel Mathieu. Même si, explique-t-il, peu d’entreprises aussi anciennes que cette banque n’ont pas eu d’accident de parcours. C’est toutefois pour cette raison que le Crédit lyonnais a été transformé en LCL en 2005 et pour être plus en phase avec la modernité, ajoute-t-il.  

Un sponsor historique du Tour de France

"Cela fait 38 ans que nous sommes sponsor du Tour de France, et 32 ans sponsor du maillot jaune, parce que nous cherchions un évènement populaire et médiatique et nous cherchions quelque chose qui soit ancré dans la société", raconte Michel Mathieu.

Et il reconnaît qu’en arrivant à la tête de LCL en 2016, il s’est posé la question de la pertinence de ce sponsoring : "J’hésitais beaucoup, explique-t-il, et un de mes collaborateurs m’a conseillé de faire une étape avant de prendre ma décision. C’est ce que j’ai fait, et j’ai découvert cette ferveur formidable : On n’arrêtera pas le Tour de France tant que je serai à LCL…"                 

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