Ça nous marque. Loïc Hénaff : "Le pâté Hénaff est le pâté des nomades, Thomas Pesquet en avait dans la station spatiale internationale"

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Le paté Hénaff a une recette originale depuis 1915

Nous allons parler d'une petite boîte dont le succès ne se dément pas depuis 110 ans. Loïc Hénaff, PDG de Hénaff, vous êtes le descendant de Jean Hénaff, créateur de l'nntreprise qui emploie aujourd'hui 282 salariés... L'usine se trouve dans le Finistère, à Pouldreuzic et fait 50 millions de chiffre d'affaire par an.  

"Tout a commencé il y a 110 ans, raconte Loïc Hénaff, avec Jean Hénaff, un cultivateur qui s'associe à deux personnes qui lui apportent l'argent qu'il n'avait pas, de la région nantaise pour se lancer dans la conserve. Il devient industriel en conservant des petits pois et des haricots verts. Le pâté Hénaff est arrivé plus tard, en 1915. Le pâté en conserve existait déjà. Mon arrière-grand père et ses enfants n'étaient pas charcutiers, mais ils ont inventé une recette, avec du porc entier, le jambon, le filet mignon, avec des épices très travaillées et cette recette ne s'est pas démentie depuis : de bons morceaux, du sel de Guérande, du poivre de Sao Tomé et quelques épices, tout simplement !"

1915, la France est en guerre et Hénaff va fournir les armées... Vous allez devenir un grand fournisseur de l'armée

"Toutes les conserveries avaient été mises à contribution. C'est pendant cette période que la recette du pâté Hénaff a été mise au point. Un produit qui est devenu celui des nomades, quand on mage à l'extérieur, qu'on va pique-niquer... Mais c'est vrai que l'armée est un client fidèle de l'armée française et qu'on a une relation particulière avec les marins : on dit, "le pâté Hénaff, le pâté du mataf !" c'est à dire le pâté du marin !". Depuis 1920, nous fournissons la Marine et nous avons édité cette année, pour le centenaire, une bopite particulière.

Mais tout de même, ce pâté n'est pas pour les repas de fête ! Le pâté Hénaff, on l'ouvre quand il n'y a plus rien dans le placard ? 

C'est aussi un plat de fête ! C'est un moment de plaisir, c'est un bon produit, bien fait et je connais beaucoup de familles où le sert à Noël aux enfants qui n'aiment pas le foie gras ! Et c'est aussi un pâté qu'on mange dans des endroits spéciaux : on a parlé de la marine nationale, on le consomme à la passerelle, entre minuit et quatre heures du matin, on le consomme dans les sous-marins nucléaires, chez les pompiers en intervention, dans les salles de garde des hopitaux, à la pêche à la ligne... On sait que Thomas Pesquet en a emporté sur la station spatiale internationale ! C'est un moment à soi de partage, c'est un produit qu'on aime déguster dans les bons moments.

Comment avez-vous traversé la période de confinement ?

Nous avons continué à produire et ça a été une période de montagnes russes, car nous avons des clients qui ont disparu avec le confinement : la restauration collective, les épiceries fines ont été fermées. On a fait front, on a fait corps et nous sommes encore là, c'est une vraie satisfaction !

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