Ça nous marque. "Les Français ont peur de louer une voiture électrique" selon le président de Hertz France

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La marque américaine Hertz a célébré ses 100 ans en 2018. Olivier de Lagarde revient sur la saga de ce géant de la location de véhicules dans le monde, avec le président de Hertz France, Alexandre de Navailles.

Le géant américain, le loueur de voitures Hertz, est implanté dans 145 pays avec plus de 10 000 agences dont 450 en France. Alexandre de Navailles, président de Hertz France est l'invité d'Olivier de Lagarde.  

Une marque centenaire  

C’est en 1918, que Walter L. Jacobs a l’idée qui va faire sa fortune. Ce jeune habitant de Chicago est à la tête d’une petite flotte de 12 Ford T et il a l’idée de les mettre à la disposition des 300 000 américains qui à l’époque dans la région ont le permis de conduire mais n’ont pas de voiture. Cinq ans plus tard il s’associe et revend sa société à un fils émigré Slovaque : John D hertz qui va donner son nom à l’entreprise mais aussi sa couleur jaune raccord avec la compagnie de taxi qu’il possède alors.  

La France : tête de pont en Europe

 L’idée parait évidente aujourd’hui mais beaucoup moins dans les années 30, Hertz va avoir l’intuition d’installer ces agences dans les gares et dans les aéroports…  Lorsqu’en 1950, la marque part à la conquête de l’Europe c’est la France qu’elle choisit et c’est à Orly qu’elle inaugure l’une de ses premières agences. Parallèlement à une clientèle de touristes, hertz développe aussi une activité business avec les hommes d’affaires. Et elle va prospérer avec les 30 glorieuses.  

Une activité en croissance

Alexandre de Navailles est un patron optimiste : "Notre activité est à la croisée de deux univers très porteurs : le voyage qui est en plein expansion, et la mobilité donc il y a toujours de la croissance dans l’activité de location de voiture et il y en aura de plus en plus. Quand on regarde ce qui se passe dans la capitale, 65% des parisiens n’ont pas de voiture".

En revanche, en ce qui concerne la location de véhicule électrique, Alexandre de Navailles reconnait que l’activité n’est pas encore là. "On n’en propose peu aujourd’hui par rapport à ce que l’on voudrait faire mais les choses vont changer parce que la loi va nous contraindre…"

"Aujourd’hui, poursuit-il, la demande est relativement faible parce que les clients ne connaissent pas les véhicules électriques. Ils en ont peur car ils ne savent pas concrètement combien de kilomètres ils vont pouvoir rouler et parce qu’ils ne savent pas où ils vont pouvoir recharger… Il y a un vrai déficit d’infrastructures en France".

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