Ça nous marque. "L’architecture des Arcs est l’enfant du Bauhaus et de Le Corbusier". Michel Giraudy, maire et président des Arcs Bourg-St-Maurice.

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La station de ski savoyarde fête ses 50 ans. 

C’est l’une des stations de sports d’hiver intégrée emblématique des années 60 : Les Arcs, situés en Tarentaise, furent inaugurés à la fin de l’année 1968. Avec un domaine skiable de 425km et 38.000 lits, c’est l’une des plus importantes destinations pour les amateurs  de ski du monde entier.   

La genèse  

"Les Arcs sont nés dans le cadre d’une décennie glorieuse pour le ski français puisque d’une part toutes les grandes stations étaient en projet, se développaient, et d’autre part, sur le plan sportif, l’équipe de France de ski faisait un hold-up sur les médailles lors de toutes les compétitions"…

"La première station au monde qui a été imaginée sur un cadre naturel et vierge c’était Courchevel, qui est devenu un modèle pour toutes les stations françaises. On recherchait la neige, donc on montait à 1.800m d’altitude, voire plus et on devait donc avoir des projets un peu grandioses avec le plan neige français, puis des découvreurs, des architectes et des promoteurs qui essayaient de refaire le monde en altitude".   

Une révolution parfois mal acceptée

A l’époque, l’architecture de Charlotte Perriand, Bernard Taillefer et Jean Prouvé ne plait pas à tout le monde. Le problème explique Michel Garaudy, "c’est qu’elle nie l’architecture locale. Les architectes et promoteurs développent dans ces stations d’altitudes tous leurs rêves et leurs fantasmes. Ils mettent en avant une architecture très puissante. Dans les petits villages, c’était mal compris car, à l’époque, on était en perte démographique, les gens étaient expropriés de leurs alpages, c’étaient des drames terribles, les gens du pays ne comprenaient pas qu’allaient venir pour eux les emplois et la richesse".   

Combattre l’image de l’usine à skieurs…    

"50 ans après sa création, on s’aperçoit que l’architecture très originale des Arcs reste une valeur d’ailleurs classée patrimoine mondial. Ensuite, pour lutter contre cette image d’usine à ski, on s’améliore beaucoup pour proposer autre chose que le ski, on rénove beaucoup les appartements, de deux petits on en fait un grand, on installe des hôtels, des grands clubs de grands restaurants sur les pistes… "

En ce qui concerne le prix de ces vacances, Michel Giraudy reconnaît qu’il a augmenté proportionnellement à ce qu‘il coûtait dans les années 70. "Il y a eu beaucoup d’investissements qui sont très lourds et il ne faut pas oublier que nous devons les amortir en seulement quatre mois de saisons par an. A l’époque ce n’était pas très cher et souvent cela ne s’est pas bien terminé non plus c’est à dire que faute de moyen on a laissé aller les stations.. "     

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