Ça nous marque. "La canicule n'a pas fait les affaires des brasseurs" Guillaume Barat, directeur de la marque 1664

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Guillaume Barat, directeur de la marque 1664 est l’invité de "Ça nous marque".La célèbre bière française est née en 1952. Alors pourquoi 1664 ? C'est la date de la  fondation de Kronenbourg.

Guillaume Barat, directeur de la marque 1664 commence d’abord par répondre à la question que beaucoup d’amateurs se posent.

D’où vient le nom de cette bière ?

1664 est la date de la fondation de Kronenbourg. C’est au XVIIe siècle qu’un certain Jérôme Hatt fonde cette brasserie qui ne quittera jamais l’Alsace, même si Kronenbourg est aujourd’hui propriété du groupe danois Carlsberg. La 1664 est brassée à Obernai et c’est pour rendre hommage à la longévité de cette bière qu’en 1952, le brasseur lui donne ce nom. À l’époque, Kronenbourg cherchait à développer une bière premium de plus grande qualité.  

Les Français petits buveurs  

Même si la France reste un pays de vin, l’image de la bière s’améliore, et le marché est en croissance de 2 à 5% au cours des cinq dernières années, explique Guillaume Barat. Toutefois, les Français restent des buveurs modérés, autour de 30 litres par an et par personne, très loin de nos voisins britanniques ou d’Europe du nord. Le record étant détenu par les Tchèques qui consomment 140 litres par an et par personne.

"La bière, poursuit Guillaume Barat, est un produit saisonnier et météo-sensible". Quand il fait beau, on est davantage en terrasse donc on consomme plus de bière. En revanche, quand il fait trop chaud, les consommateurs ont tendance à délaisser l’alcool au profit de boissons non-alcoolisées. "La canicule n’a pas fait nos affaires…"  

L’avenir de la bière est-il au zéro alcool ?   

La question de la lutte contre l’alcoolisme est forcément une question un peu embarrassante pour le directeur de 1664 même s’il s’en défend. "S’il y a un segment sur le marché de la bière qui est très dynamique c’est le sans alcool. La croissance est de 30% sur les dernières années. Certes les volumes restent faibles comparés aux bières alcoolisées, seulement 3 à 4% du marché, mais dans certains autres pays comme en Espagne cela peut représenter jusqu’à 10% des ventes, donc nous y voyons un vrai potentiel.    

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