Ça nous marque. Badoit : "Il y a une histoire entre Badoit, les bars et restaurants", Benjamin Leroux, directeur de la marque

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Badoit, une eau pétillante, dont la source est connue dans la Loire dès l'Antiquité. Un destin royal de l'Ancien Régime à la Restauration, puis une production industrielle. Aujourd'hui, la marque vient en aide aux restaurateurs durant la crise sanitaire. 

Benjamin Leroux, directeur de la marque Badoit, est l'invité de Ça nous marque. Cette eau naturellement pétillante a sa source dans le village de Saint-Galmier dans la Loire. Elle est mise en bouteille dans l’usine toute proche, qui en produit 285 millions chaque année. Elle est numéro 3 du marché, elle appartient au groupe Danone.  

Une eau de régime, de l'Ancien Régime  

La source est connue dès l’Antiquité, en témoignent des  thermes qui y ont été retrouvés ; des écrits romains font aussi mention de l'existence d'une eau naturellement gazeuse dans la région. C’est au XVIIIe siècle que son histoire va prendre un destin royal, lorsque Richard Martin de Laprade étudie cette eau et lui trouve des vertus remarquables. Or, Richard Martin de Laprade n’est autre que le médecin de Louis XVI. Très vite, cette eau se retrouve sur les tables à Versailles.    

De l’eau du Roi à une production industrielle

La Révolution fait tomber cette eau dans l’oubli, et ce n’est que sous la Restauration, en 1837, qu’un certain Auguste Saturnin Badoit s’intéresse à ces bulles. L’homme a l’esprit entreprenant, il obtient le fermage de la source principale, puis pour éviter les concurrences, rachète les autres sources des environs qui porteront également son nom.

Lorsqu’Auguste Badoit décède en 1858, sa société vend déjà 1,5 million de bouteilles par an. Elle est reprise par son gendre. La période est au thermalisme et aux vertus des eaux. À la fin du Second Empire, les bouteilles en grès sont cachetées à la cire : elles portent un cachet vert avec le slogan "Eau de table sans rivale".  

L’eau des restaurants  

Depuis que Badoit a été rachetée par Danone, elle est devenue l’une des eaux les plus servies dans les restaurants. Benjamin Leroux a beau affirmer que c’est parce que les clients la réclament, il reconnaît aussi qu’il dispose, grâce à Danone, d’une force de vente très dynamique auprès des restaurateurs. 10% de la production de Badoit est conditionnée en bouteilles en verre à destination de ces établissements.  

Avec la pandémie, ce segment a évidemment beaucoup souffert. Mais Badoit, qui entretient des relations privilégiées avec les restaurateurs, a décidé de leur venir en aide à travers la bourse Badoit qui existe depuis 40 ans. Jusqu’au 15 mai, pour tout achat d’une Badoit, 1% des ventes sera reversé à des bars et restaurants.    

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