Ça nous marque. ADA : "Nous apportons un supplément de mobilité dans les petites villes..."

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Il est question de location de véhicules aujourd'hui avec Olivier de Lagarde dans son rendez-vous "Ça nous marque". Christophe Plonevez, directeur général de ADA est son invité. 

On parle cette semaine de location de voiture avec un poids lourd du secteur, l’entreprise ADA. Christophe Plonevez, directeur général de ADA est l’invité de Ça nous marque. ADA, ce sont 20 000 véhicules qui sont loués dans 350 agences franchisées et 845 points de location. Leader en France de la location de véhicules utilitaires, l’entreprise réalise 100 millions d'euros de chiffre d'affaires.

franceinfo : Vous êtes propriété du groupe Rousselet, anciennement G7, ADA est née au début des années 80, au Canada. Quelle est l'idée de départ ? 

Christophe Plonevez : C'est de vendre la location deux fois moins cher et avec un modèle particulier, le véhicule d'occasion. 

Vous êtes deux fois moins cher que vos concurrents, vraiment ?

Nous étions deux fois moins cher en 1984. La recette, c'est que notre modèle de distribution passe par des entrepreneurs indépendants, des franchisés. Et ça, c'est, on peut dire, la caractéristique d'un modèle qui est économiquement très serré. L'entrepreneur en fait, prenant les risques lui-même, mais évidemment allant chercher le moindre détail dans son bilan de charges. 

Après des débuts au Canada, en 1984, ADA s'installe en France. La première agence que vous ouvrez, c'est à Brest. Pour quelles raisons ? 

Parce que l'entrepreneur qui a fondé l'entreprise était brestois. C'était un Breton comme moi, et il a choisi effectivement de créer son entreprise au pied de chez lui. Et ça marche et ça a marché, puisqu'aujourd'hui, 35 ans après, nous avons 1 350 points de vente. Nous sommes partout. Notre credo, c'est finalement apporter de la mobilité à tous les Français et partout sur le territoire, car on est les seuls à le faire.

Quand on revient aux années 80 à l'époque, finalement, les Français louent encore assez peu de voitures,  ils sont attachés à la propriété de leur véhicule ?

Oui, mais il y avait déjà de très grandes marques internationales, des marques nord-américaines et qui pratiquaient, il faut le dire, des marges assez importantes. Et donc, le credo de l'entrepreneur qui a créé ADA, c'était justement de dire, je vais louer deux fois moins cher et assez facilement je vais développer mon réseau. 

Les Français louent beaucoup de voitures aujourd'hui ?

Non, les Français ne louent pas beaucoup de voitures ou ne louaient pas beaucoup de voitures. Dans les villes de plus de 100.000 habitants, on loue de plus en plus de voitures parce qu'on n'a pas forcément le garage, ni en réalité, le budget pour s’en payer une. 

Vous avez investi finalement les petites villes, les villes de moins de 20.000 habitants, c'est une stratégie payante parce que, comme vous le disiez, en province, tout le monde a sa voiture ?

Oui, c'est payant parce qu'aujourd'hui, investir les petites villes, c'est offrir de la mobilité à tous les Français, comme on le sait, les transports publics sont très développés dans les grandes villes, et peu développés dans les petites villes. Donc, en fait, nous apportons ce complément de mobilité que les petites agglomérations n'offrent pas toujours à leurs habitants.

J'ai vu que vous étiez l'une des rares entreprises du secteur à louer aux jeunes, dès 18 ans. C'est un gros argument publicitaire ?

C'est un gros argument. Nous sommes un des rares à ne pas demander de surtaxe à des jeunes qui viennent d'avoir leur permis de conduire et qui ont besoin de mobilité pour aller chercher un emploi, pour faire un stage, ou pour tout simplement aller à leur premier emploi. 

Et ils n'ont pas plus d'accidents ?

Ils ont moins d'accidents parce que étant jeunes conducteurs et comme le véhicule devient pour eux une véritable nécessité, ils en prennent soin. Ils font plus attention que le conducteur occasionnel qui loue un véhicule pour un week end. 

On a bien compris que vos clients, c'était moins les touristes internationaux que finalement les Français des petites villes. Ça veut dire que l'année 2020 a été moins catastrophique pour les autres du secteur ?  

Oui, l'année 2020 a été très perturbée par cette crise sanitaire. Après, on a fait 10% de chiffre d'affaires en moins en 2020 qu'en 2019, la perturbation n'a pas été aussi importante que cela. Pourquoi ? Parce que nos entrepreneurs sont restés ouverts. Parce que, justement, ils ont permis de pallier la diminution du volume ou de la fréquence des transports publics. Donc, les Français ont continué à se déplacer quand même. Et donc, nous avons été là pour leur offrir cette mobilité. 

Votre secteur est quand même un secteur saisonnier. On est au début de la saison. Vous la voyez comment ?   

La saison devrait être excellente parce que les Français, je pense, vont rester en majorité sur le territoire, et les étrangers, pas ou très peu chez nous. Donc en réalité, nous, notre flotte 2021 est supérieure à celle de 2019, et bien évidemment supérieure à celle de 2020.     

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