C'était comment ? Une corrida sur la Seine

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Le sud-ouest est à Paris. Des producteurs du Gers, du Tarn et Garonne, des Landes vendent leurs produits, au pied de Notre-Dame. Miam. 

C’était dépaysant, buvant, et rissolant.  Mais aussi rigolant. Quel bande de bandas, ces gars du sud-ouest ! Les bandas étant ces fanfares, groupes, qui, à l’origine, accompagnaient, et rythmaient, les corridas. Bon, là : nulle arène, sur les quais. Non, malgré quelques petits verres de Madiran, et autre… (tout étant dans le mot "autre", vous l’aurez compris), je n’ai pas vu de taureaux dans Paris. Enfin, presque. 

Sur ces quais du sud-ouest : on a beaucoup ri. Et (presque) rien bu. Tout étant dans le mot "presque". Vous l’aurez, là encore, compris. Ce qui est embêtant, dans ce genre de reportage, c’est quand tout démarre avec un gros écriteau : "Vignerons du Butez". Je prends quelques notes, l’air sérieux. Je le rappelle, je suis en reportage !

"Une petite dégustation madame ?" Non merci, je viens à peine d’arriver. Et il est encore un peu tôt". Lui, légèrement rougeot (qu’est-ce que j’aime ces têtes du sud-ouest… ils sont attendrissants…Mais, parfois (et ce n’est pas méchant attention…) : un peu rouge. 

Donc, il me relance : "Avec une petite tranche de foie gras ?" Tout étant, dans le mot "petite", vous l’aurez, là encore, compris. Et me voilà, dévorer un de ces mets que j’affectionne particulièrement : du foie gras, mi-cuit. Avec un peu de pain, tout de même. Il est donc 10h du matin…

Vous prendrez bien un peu de foie gras ?

Une vendeuse

Lui, rougeot, et heureux. "On fait des sandwiches, si ça vous dit…" Moi, l’œil qui brille et l’estomac open : "Oh non, il est un peu tôt, tout de même"

Me voilà, filer, fuir me rendant compte que je viens, à peine, de démarrer mon reportage, donc mon travail. La route du foie gras, est encore longue. Celle de mon foie, parsemée d’embuches.  

Un mètre plus loin : "Un p’tit pruneau madame ?" 

Moi :  "Ah oui, avec plaisir" (pensant à ma digestion)

J’avance, d’un autre mètre.  Me voilà dans le Gers. "Vous prendrez bien, un peu, de foie gras ?" Rien que la phrase, me fait prendre 3 kilos ! Ma voisine : "Non non, ça, ce sont des gratons de canards !" Quel malheur. Je suis fichue. Quelqu’un veut ma peau, j’en suis sûre. Dire que mes parents sont, en ce moment dans le sud-ouest.  Ah oui, je vous l’ai pas dit : c’est mon pays. Alors le rayon gratons, ça me connaît.  Je rappelle que, les gratons, sont des morceaux, de ce que l’on veut, pourvu que ce soit, bien cuit, dans la graisse. Tout est dans le, "bien", vous l’aurez compris. 

Bien bien rissolé. Bien bien revenu.  Ouf ! J’aperçois des jus de pomme bio en plus ! Sauvée.  Mince, un stand fromage de brebis, me fait de l’œil.  J’entends une voix : "Vous goûterez bien, ce petit côte de Gascogne ?"

Tout est, encore, dans le mot "petit". 

Petit à petit, j’aperçois un taureau, au pied de Notre-Dame. Une corrida se met en place et je vois des bandas, dans les arènes de Lutèce. 

 

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