C'était comment ? La Foire de Paris, et ses beautés du monde

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La Foire de Paris s’est installée Porte de Versailles, jusqu'à lundi 8 mai.  De l’aménagement de votre appartement, à la décoration, en passant par les solutions bien-être…Des centaines d‘exposants viennent vendre leurs produits. Le pavillon Richesses du Monde est une ballade fantastique. Nathalie Bourrus y était.

C’était… le voyage extraordinaire. En quelques heures, j’ai gravi les pentes de l’Atlas marocain. Je suis passée par le Sahara. J’ai fait une boucle du côté du Sénégal. Pour m’en aller naviguer, vers les contrées asiatiques : j’ai bu des thés fantastiques dans la province chinoise du Hunan.

J’ai englouti des poignées de baie de Godji du Vietnam. Oui, j’ai fait tout ça, aujourd’hui. Je suis partie rêver. Et écouter des histoires. Pour moi, la foire de Paris, ça a toujours été un peu le mobilier de jardin ou la tondeuse pas chère.

Et bien non, ce n’est pas que cela ?

"Bonjour, je suis journaliste à franceinfo. C’est de l’or ?"

La dame : "Non, c’est plaqué or, 24 carats, mais c’est mat vous voyez, ca résiste très bien. Ce gros soleil se porte en pendentif. Le soleil c’est le symbole de l’énergie." 

Moi : "Et ça ce sont des petites tortues..."

Elle : "Oui, la tortue est le symbole, de la patience et de la sagesse"

Tiens tiens, je devrais en ramener à tout le monde dans les rédactions en ce moment, histoire de nous apaiser, et de respirer un peu. La dame poursuit.

"Vous savez chaque bijou a une histoire. Ce sont des femmes de Bogota qui les fabriquent, chaque pièce est unique."

Rattrapée par un rire 

Me voilà donc partie en Colombie. Et me voilà à présent rattrapée par un rire. Un beau rire d’africaine, comme je les aime. Elle a étalée ses colliers et ses sacs, fabriqués à Dakar.

"Alors, ca marche cette foire de Paris ?"

Elle : "Mais non ma belle, pas du tout !"

Moi, décontenancée car partie dans mon voyage : "Mais pourquoi, tout est tellement beau"

Elle : "Mais ma chérie, regarde les clients ! Ils font la gueule, ils ne disent pas bonjour, ils veulent qu’on brade. Moi je paie 4 000 balles l’emplacement !"

La foire des mal-polis, des mal-aimables 

Je me mets à regarder tous ces gens. Oui, c’est vraiment la foire. La foire des mal-polis, et des mal-aimables. J’éprouve alors une certaine honte, de les voir marchander tout et rien, se croyant sans doute sur un marché béninois, entre trois chèvres et 5 poules.

"Moi, je ne reviendrai pas", me confie une vendeuse, venue du Brésil.

Moi : "Ah dommage, vos confitures de goyave sont fabuleuses"

Du coup, un peu dépitée, je décide d’arrêter mon voyage extraordinaire à Tanger. Chez Lalla de Moulati, sur les rives de la Méditerranée, les imprimés sur les oreillers apaisent les âmes. Chacun est une ballade, vers la mixité des cultures. Courrez déposer votre cœur sur ces coussins... Histoire d’échapper à notre époque un peu malheureuse.

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