C'était comment ? Ces cosmétiques qui nous polluent

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L’association de défense des consommateurs; UFC-Que Choisir, a repéré 23 produits cosmétiques composés d’ingrédients interdits. Dans les grandes surfaces, l’angoisse monte. Nathalie Bourrus y était.

C’était…. 60 millions de questions et de stress. Au rayon beauté d’une grande surface parisienne où se mêlent crèmes de jour et shampoings, je me précipite sur un gel coiffant au nom très connu. Bon, je vais être obligée de déroger à la règle : je vais citer des marques. 

Senteurs inégalées ? Non, perturbateurs endocriniens !

Allez, on démarre la grosse délation avec Vivelle Dop. Vous connaissez ? Ah ben si, j’ai vu passer une pub sur internet : on voyait un jeune homme courir, et dégager sur son passage des senteurs inégalées. Pour l’UFC-Que choisir, c’était plutôt des bons perturbateurs endocriniens qui se dégageaient de ses cheveux.

Moi : "Bonjour madame, vous utilisez ce produit ?"

L’acheteuse : "Non, je suis trop vieille. Moi, j’aime surtout les produits tout a fait naturels."

Moi : "Oui je comprends, il y a des nouvelles marques magnifiques."

Et là, j’aperçois les produits Le Petit Marseillais ou Le Petit Olivier. Je les adore. La dame aussi visiblement.

Elle : "Il n’y a pas de paraben et les odeurs sont fabuleuses."

Moi : "Mais vous savez que certains contiennent des produits interdits."

Elle : "Ah bon ?"

Moi : "Oui, pas particulièrement dans ces marques, dans d’autres aussi. Surtout dans les produits non rincés avec des temps de pause longs."

Elle, l’œil paniqué : "Mais, ils nous disent de laisser poser le plus longtemps possible !? Parfois, j’attends une heure, deux heures, avec mon masque ou mon huile sur les cheveux !"

C’est à mon tour d’être prise de panique car, comme vous pouvez le constater, mes cheveux sont, comment dire... très anarchiques certains jours, comme aujourd’hui par exemple. Et des masques, quand j’en mets, ils peuvent y rester une demi-journée sur ma tète de cheveux tout frisés tout crépus !

"Même nos mères l'utilisaient sur nous !"

Je me dirige à présent au rayon bébé. Peau douce, lait crème tout doux tout frais.

Moi : "Bonjour madame -désolée, je n’y vois jamais d’hommes- je cherche du Mitosyl."

La caissière : "On n’en vend pas. Il faut aller dans les parapharmacies ou sur internet. C’est tellement connu, ils font même des prix maintenant. Le produit indispensable pour les fesses de bébé", ajoute-t-elle, genre mamans complices.

Moi, oiseau de mauvais augure : "C’est un produit dangereux madame."

Elle : "N’importe quoi ! Même nos mères l’utilisaient sur nous !"

Moi, de nouveau prise d’angoisse, vu le nombre de tubes que j’ai utilisé sur mon enfant : "Il y a un perturbateur endocrinien horrible dedans. Il faut arrêter net !"

La caissière finit par détourner le regard. Plus je lui livre des infos, plus elle m’ignore et plus je panique. Je m’enfuis me faire du bien au rayon PPNDT (Produits Pas Naturel Du Tout) avec plein de chimie à l’intérieur. Là, au moins, je saurai où je vais.

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