Séville s'embrase pour sa Féria d'avril

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Cap sur le sud de l’Espagne à Séville. Dix-huit jours après la Semaine Sainte, la capitale andalouse s’embrase de nouveau à l’occasion de sa Féria d’avril qui bat son plein jusqu’à dimanche. Cette fête populaire a été créée en 1847.

Au départ c’était une foire aux bestiaux. Et aujourd’hui encore, il y a foule dans le quartier de Los Remedios où sont regroupées les "casetas". Ces tentes abritent plusieurs centaines de cafés dansants privés ou publics. C’est l’occasion de découvrir-en plus du flamenco- l’autre danse traditionnelle du pays, la Sévillane qui parait-il guérit tous les chagrins. Buste cambré, bras élevés, paumes des mains vers l’extérieur. Les belles de Séville ont aussi des yeux de velours. Fiesta jusqu’au petit jour.

Après une courte nuit, c’est aussi un vrai plaisir de marcher le long du fleuve Guadalquivir qui traverse Séville

Avec en ce moment 25 degrés l’après-midi, c’est parfait. En chemin, on glisse doucement vers le centre historique. A Santa Cruz, entre les ruelles serties de maisons colorées, on tombe nez à nez avec la monumentale cathédrale gothique de Séville. A son sommet son célèbre clocher la Giralda, un ancien minaret hérité de la mosquée qui se dressait ici-même au 12è siècle. L’église conserve aussi le tombeau de Christophe Colomb.

Tout près de là se trouve l’Alcázar. C’est l’un des plus anciens palais d’Europe.  Il date de 913. C’est ici que descend la famille royale d’Espagne. Les jardins de l’Alcazar, miroir du paradis pour certains. Avec ses patios ornés de petites fontaines discrètes qui font "clopi-clopa", ses platebandes de jasmin et ses haies de myrte. Le tout dans la douceur ocre de la pierre de Séville.

Le parc public de Maria Luisa offre aussi de très jolies balades

(Parc de Maria Luisa Séville © OT Espagne)

Imaginez une mosaïque de jardins sur un sol doré avec des ombres découpées sur une surface équivalant à 34 terrains de foot. On doit d’ailleurs ce parc à un Français, l’architecte Jean Claude Nicolas Forestier. Début du 20ème siècle, il a créé des petits espaces appelés Gloriettas comme nous le précise l’architecte-paysagiste Jean-Philippe Teyssier:

"Dans ces gloriettas qui sont des hymnes aux poètes et écrivains andalous et espagnols,  Jean Claude Nicolas Forestier va fabriquer plein de petites ambiances différentes avec des lumières et des densités d’arbres différentes, c’est cela aussi qui rend ce parc fantastique. De plus, au cœur du parc, vous retrouvez des kiosques, des petits pavillons néo-arabes. Les Sévillans adorent cet endroit, tout le monde y va !"

Le Parc de Maria Luisa également à découvrir lundi prochain à 17h45 sur Arte dans la série documentaire "Jardins d’ici et d’ailleurs" présentée par Jean-Philippe Teyssier.

Le meilleur endroit à Séville pour prendre un verre de Sangria ? Soit dans une taverne coquette à Santa Cruz à l’abri des orangers, soit dans un bar chic du quartier de l’Alfafa près des boutiques d’antiquité. Et si vous aimez les lieux plus "cabossés", plus bohêmes, cap sur les troquets de l’Alameda. A tester aussi, pas loin du parc de Maria Luisa, le restaurant Le Tradevo pour ses beignets d’anémones de mer. Après ça, on a les dents couleur bleu schtroumpf ! Pas grave, avec la glace au citron en dessert, tout rentre dans l’ordre. Addition à moins de 20 euros.

A/R Paris-Séville autour de 120 euros. 2h30 de vol.