C'est mon époque. Les rappels de produits

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Il n'y a pas en France un site unique pour centraliser toutes les demandes de rappels de produits, alimentaires ou autres. C'est ce que réclame la CLCV, l'association Consommation, logement et cadre de vie.

Il y aurait en moyenne deux rappels de produits alimentaires par semaine. C'est une estimation. Nous disposons de moins d'information sur les produits non alimentaires. Pourtant il y a parfois urgence, c'est le cas depuis mardi 21 février avec l'appel de Bosch et Siemens pour des gazinières qui risquent d'exploser. D'où la proposition de la CLCV, l'Association de consommateurs, qui réclame un site officiel unique.


On a du mal à le croire : les professionnels ont bien l’obligation d’informer les consommateurs lorsqu il y a un rappel, mais ils n'ont aucune indication, ni contrainte, quant à la manière d'informer. Et voilà la faille !

Pourtant on ne plaisante pas avec le motif de ces rappels de produits alimentaires. Selon la CLCV, dans 58% des cas, on parle de danger biologique, d'une présence possible de bactéries pathogènes : listéria, Escherichia coli et autres salmonelles ou bactéries potentiellement mortelles. Autre motif de rappel inquiétant, la présence de corps étrangers dans un aliment : des morceaux de verre ou de métal. Et puis il y a les erreurs d'étiquetage. Ce n'est pas anodin pour un consommateur allergique.

Une information peu ou pas visible

En matière de rappel de produits, chacun fait comme il peut et même comme il veut. Dans la majorité des cas, les enseignes s'en chargent. L'an dernier, elles ont diffusé 88% des avis de rappels (on n'est pas à 100 % !) et il s'agit de certaines enseignes seulement : Auchan, en tête, suivi de Carrefour, Intermarché, Leclerc, Picard et Ikéa, rien chez les autres.

On ne retrouve que quelques alertes sur le site du ministère de l'Agriculture comme sur celui de la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Les fabricants eux-mêmes ne publient pas systématiquement les rappels de leurs propres produits. D'ailleurs selon une enquête de la CCLV auprès de 1 000 consommateurs, 77% des personnes interrogées ont vraiment le sentiment de manquer d informations

La solution : un site internet

L'association de consommateurs propose donc de regrouper tous les avis de rappels sur un seul site officiel, comme cela se fait en Belgique ou en Grande-Bretagne. Avec, pourquoi pas, une diffusion systématique de l'information sur les sites et dans les drives des enseignes, en complément des affichettes dans les magasins eux mêmes, sans oublier les réseaux sociaux Facebook ou Twitter. Enfin les consommateurs seraient même d'accord pour qu'on utilise les informations de leur carte de fidélité. Ce qui est une exception : les Français sont très chatouilleux quant à l'usage de ces cartes.