C'est mon époque. Contrefaçons : Bercy veut en savoir plus

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En pleine période d'échange de cadeaux, Bercy boucle une double enquête sur la contrefaçon. Ce marché mondial de près de 500 milliards d'euros constitue la deuxième source de revenus criminels. La France n'est pas épargnée, elle est à la 3e place des pays les plus touchés ces dernières années.

C'est de pire en pire. Les douanes ont saisi en France l'an dernier un nombre impressionnant d'articles de contrefaçon. 7 700 000 objets contrefaits. 800 000 seulement en 2002. Et ces imitations coûtent chaque année près de 40 000 emplois à la France, bien au delà du luxe et du textile comme ça a longtemps été le cas. Aucune PME n'est à l'abri : médicaments, cosmétiques, lunettes, jouets, produits multimédias et même de l'agroalimentaire ou Tickets-Restaurant... 53% des entreprises se sentent directement concernées d'où ces deux enquêtes inédite. Sur son portail internet, Bercy a carrément lancé un appel à témoigner.

Vaincre l'omerta autour de la contrefaçon 

Tout le monde est appelé à s'exprimer. D'abord les consommateurs pour mieux cerner ce qu'ils perçoivent du problème en une dizaine de questions. Bercy leur demande par exemple : Au cours des 12 derniers mois, avez-vous acheté des contrefaçons ? Pensez vous que les consommateurs ont un rôle à jouer dans la lutte contre ce phénomène ?

Du côté des entreprises, Bercy leur demande quels sont leurs produits les plus touchés par la contrefaçon, on ne parle que des biens matériels, quelles pertes de parts de marché ça entraine ? Comment l'entreprise lutte-t-elle contre ce fléau ? Et au bout d'une trentaine de questions, Bercy propose même un entretien privé plus poussé pour littéralement disséquer le cas de cette entreprise volontaire. 

Un phénomène difficile à mesurer 

Il n y' a quasiment pas de statistiques sur la contrefaçon et pour cause, tout est clandestin. Donc l'idée est de comprendre parfaitement comment ça marche et pourquoi, de manière à lutter efficacement. Il faut donc un panel volontaire d'au moins 40 entreprises concernées. Anonymat garanti. Les témoins ont encore quelques jours pour répondre aux questions. Mais selon Bercy, entreprises comme consommateurs se sont prêtés à l'exercice depuis deux mois. Reste maintenant à analyser toutes ces informations dans la plus grande confidentialité. Cela devrait prendre plusieurs mois. 

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