Une PME australienne fait travailler ses salariés cinq heures par jour

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Chez Collins SBA, PME australienne, les employés ne travaillent que cinq heures par jour et terminent à 14 heures au plus tard depuis quatre ans. Le nombre de jours d'arrêt maladie a baissé de 12%. 

Quelle est la formule magique pour faire parler de son entreprise partout dans le monde, attirer des candidats à la pelle, réduire l'absentéisme ou augmenter la productivité ? Pas du tout, un chef d'entreprise australien a trouvé la solution : faire passer ses salariés à cinq heures de travail par jour.

Tout le monde parle de Collins SBA, cette PME australienne de 35 personnes. Elle vend des produits financiers, pas spécialement sexy. Mais tout le monde veut y travailler parce qu'elle offre à ses salariés des journées de cinq heures.

Le patron travaille cinq heures par jour donc ses salariés aussi

L'histoire a commencé il y a quatre ans, en 2015, pour deux raisons qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. La première, c'est que la Collins SBA avait du mal à recruter dans un marché de l'emploi tendu, malgré des salaires attractifs. La deuxième, c'est que le patron, Jonathan Elliot, a dû s'occuper de sa femme, touchée par un cancer. Sa fille avait alors six mois. "Il a fallu que je sois avant tout un mari et un père. Le patron passait en second."

C'est donc lui qui a commencé à travailler cinq heures par jour, en se concentrant sur l'essentiel. Il évitait le bavardage et les réunions inutiles. Ses journées, c'était juste le boulot. Quand il est revenu, il a repris un rythme normal et s'est aperçu que travailler plus longtemps ne servait pas à grand chose. Alors il a vendu l'idée à ses salariés et à ses actionnaires, moyennant des règles drastiques.

Pas de pause café ou de rendez-vous personnel sur les heures de travail

Les salariés doivent arriver entre 8 et 9 heures pour repartir entre 13 et 14 heures.
Mais ils ont interdiction d'avoir des rendez-vous personnels pendant le temps de travail, sans autorisation expresse. Ils n'ont pas le droit de sortir pour un café ou pour déjeuner. Pour cela, l'entreprise fournit le café et de quoi manger sur place.

Autre règle stricte, les employés doivent trier leur boîte mail régulièrement. Ils ne peuvent avoir plus de 50 messages non lus. C'est vérifié chaque semaine et si la promesse n'est pas tenue, l'employé doit refaire la formation à la gestion de sa boîte mail. Les réunions longues ont été supprimées sauf en cas d'absolue nécessité. L'entreprise a développé un nouvel outil informatique. Tout le monde a dû repenser ses méthodes de travail. 

Les jours d'arrêt maladie en nette baisse

Depuis le début de cet expérience, cinq salariés n'ont pas supporté le changement et ont donné leur démission. Mais globalement e bilan de cette opération est plutôt positif. La PME australienne enregistre une réduction de 12% du nombre de jours d'arrêt maladie. De nombreux candidats veulent rejoindre l'aventure. Mais attention, la journée de cinq heures ne doit pas être évoquée lors de l'entretien d'embauche. C'est un drapeau rouge. La PME ne veut pas qu'on vienne y travailler rien que pour cela. 

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