Un actif sur dix s'est déjà endormi au volant sur le chemin du travail

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Près d'un conducteur sur dix s'est déjà endormi au volant, en allant travailler ou en rentrant à la maison. Des endormissements très courts, et neuf fois sur dix l'accident a pu être évité. Mais un chiffre qui prouve que les Français manquent de sommeil.

La quatorzième journée du sommeil qui se déroule demain met cette année l'accent sur les transports. Les trajets pour se rendre à son travail ou pour en repartir. Les Français manquent de sommeil.

Un actif sur trois dort moins de six heures.

Six heures, c'est le nombre d'heures minimum pour éviter des problèmes de santé. Résultat : on pique du nez. Y compris au volant.
L'étude Opinionway menée pour l'Institut national du sommeil et de la vigilance et la MGEN rassure un peu : neuf fois sur dix, l'accident a pu être évité, mais dans 10% des cas, il y a eu accrochage.

L'étude porte sur les actifs, salariés, artisans, professions libérales, chefs d'entreprises. Les hommes sont plus touchés que les femmes. Ca arrive évidemment plus souvent sur autoroute ou quatre voies. Plus souvent le matin aussi. Les gens qui travaillent en horaires décalés - il y en a de plus en plus - sont les premiers touchés.

On somnole aussi beaucoup dans les transports en commun. C'est évidemment beaucoup moins dangereux et dormir 20 minutes est même un excellent moyen de récupérer d'une nuit trop courte.

Alors évidemment, on n'est pas tous égaux devant le petit somme réparateur dans les transports en commun. Les Franciliens ne sont pas logés à la même enseigne que les autres. Et du coup, le Professeur Damien Léger propose une solution originale : créer des wagons spéciaux pour les siesteurs.

En attendant, si on a la chance d'avoir une place assise, mieux vaut faire un petit somme plutôt le matin en allant au travail que le soir. Sinon, on peut retarder l'heure de l'endormissement.

Cinq mille places en alternance

La grande distribution fait partie des secteurs qui tiennent le coup. Et l'alternance est une bonne manière d'entrer dans le monde du travail. Deux raisons de s'intéresser à l'initiative de Carrefour. Demain, dans toute la France, tous les hypermarchés et les supermarchés de la chaîne accueilleront les jeunes. Dans son panier, Carrefour propose 5.000 offres de contrats d'apprentissage et de contrats de professionnalisation.
Il suffit d'avoir entre 16 et 25 et d'être en train de préparer un diplôme - pas forcément d'en avoir un aujourd'hui... Carrefour veut transformer plus de la moitié de ces contrats en alternance en CDI, comme la loi le permet depuis peu.
Demain, les jeunes pourront déposer leur CV, se faire expliquer les métiers concernés et s'exercer à l'entretien d'embauche. Carrefour a du mal à recruter, notamment des bouchers, des boulangers, tout ce qui concerne les métiers de bouche. Important : la chaîne assure que plusieurs milliers de tuteurs et de maîtres d'apprentissage ont été formés les accompagner.

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