Travail : les objectifs chiffrés sont mauvais pour la santé

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Avoir des objectifs chiffrés est mauvais pour la santé. Ils provoquent stress et anxiété. Un tiers des salariés et la moitié des cadres sont pourtant dans ce cas-là.

Février, dans certaines entreprises, c’est encore la saison des entretiens d’évaluation. Des entretiens dans lesquels on évoque les résultats : des chiffres de vente à atteindre, des économies réalisées, un nombre de nouveaux clients rapportés. Des objectifs à atteindre qui créent de l’angoisse et du stress chez ceux qui y sont soumis. Une étude qui porte sur 48.000 salariés examinés par 2.400 médecins du travail est formelle : le fait d’être assujetti à des objectifs chiffrés est mauvais pour la santé. La moitié de ces salariés, qui sont souvent des cadres mais pas seulement, disent « toujours ou souvent se dépêcher pour faire leur travail ». La moitié aussi jugent qu’on leur demande d’effectuer une quantité de travaille excessive ». Résultat : un sur cinq estime que sa santé en est altérée… au point de présenter des symptômes anxieux ou dépressifs.Et quand on les interroge, les salariés se plaignent notamment d’objectifs fixés arbitrairement, sans que l’on s’intéresse aux moyens de les atteindre.

Un tiers des salariés est soumis à ces objectifs chiffrés, introduits en France dans les années 60. Les cadres sont évidemment en première ligne : la moitié d’entre eux sont dans ce cas. Mais, toujours d’après cette étude menée par la Dares, il existe un moyen de limiter les effets néfastes de cette obsession du résultat : c’est de mener régulièrement des entretiens d’évaluation basés sur des critères précis et mesurables. Or, bizarrement une bonne proportion de salariés ont des objectifs fixés, mais pas d’entretien cadrés pour leur permettre d’obtenir la reconnaissance du travail effectué ou simplement être écouté par leur supérieur hiérarchique.