Surmonter un échec

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En France, on n'aime pas ceux qui échouent. Et on n'aime pas échouer. L'échec est particulièrement mal perçu, et pourtant, c'est comme cela que l'on avance, surtout dans sa carrière professionnelle. Les explications d'un philosophe, Charles Pépin, intervenant à HEC.

Pourquoi les Français sont-ils aussi sévères avec l'échec, alors qu'aux Etats-Unis, par exemple, quelqu'un qui échoue, c'est quelqu'un qui a entrepris ? Pourquoi il est temps de changer de "logiciel", avec Charles Pépin, philosophe. Auteur de "La Planète des sages", aux éditions Dargaud, il est aussi expert auprès de l'Assocation Progrès du Management (APM) et consultant à HEC.

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On reste dans l’échec. Vous savez, ce sentiment que l’on ressent en ne trouvant pas son nom parmi une liste, punaisée sur un tableau d’affichage, le jour des résultats du bac…

Cette amertume, en pire, c’est un peu ce qu’on vécut les employés de l’usine Anovo, près d’Angers. L’entreprise est spécialisée dans la réparation d’objets électroniques. Elle vient d’être racheté par un fonds d’investissements.

Dans ces cas-là, on peut s’attendre à des licenciements. Et ça n’a pas manqué. Sauf que c’est la méthode qui a « surpris ». La nouvelle direction a donc publié la liste des catégories professionnelles… « dont les postes seraient préservés ». A contrario, ceux qui n’ont pas vu la leur sur le tableau ont donc compris qu’ils ne feraient pas de vieux os…

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