Pourquoi l'échange de banalités au bureau peut s'avérer crucial et une excellente chose

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Un article du "New York Times" explique l'importance des "small talks" sur le lieu de travail et détaille comment s'y prendre.

Faites-vous partie de ces collègues de bureau qui plongent dans leur téléphone pour éviter de parler aux autres, pour qui les petites conversations de couloir sont des supplices qu'il vaut mieux s'épargner ? Le New York Times s'intéresse dans un très sérieux article à ces "small talks", comme les appellent les Américains, et nous explique pourquoi ils sont importants.

Les small talks, les banalités, le papotage, la conversation légère : c'est tout ce qu'on dit à la machine à café, en attendant un ascenseur, en se dirigeant vers un arrêt de bus... Tout ce qu'on dit à un collègue juste après avoir dit "Ça va ?" Lindsay Mannering, du New York Times, vient en aide à tous ceux pour qui l'exercice est un moment pénible, c'est à dire la plupart d'entre nous. Et elle veut d'abord nous déculpabiliser. En citant, par exemple, une sérieuse étude publiée par le magazine Pyschological Science qui dit que l'on a systématiquement tendance à sous-estimer à quel point nos interlocuteurs apprécient notre conversation et notre compagnie. Une mauvaise habitude que confirme le patron d'une société qui travaille sur la communication interne dans les entreprises. Selon lui, les gens ne se souviennent pas de ce que vous leur avez dit, mais de la façon dont ils se sont sentis quand ils étaient en votre présence. Conseil du spécialiste : ne pas être trop dur avec soi-même et se convaincre qu'on est plus aimable qu'on ne le croit.

Les questions sont très importantes

Le New York Times va plus loin et donne des conseils pour améliorer sa conversation et pour sortir du jeu de ping pong "Ça va ? Oui, ça va et toi ?". En disant justement : "Pourquoi ça va ?" Et donc en partant sur des sujets qui vous sont chers. "Ça va parce que je viens de découvrir une série, un livre, un article, un podcast – vous avez le choix, avec ceux de Radio France ! – que j'aime beaucoup. Tu le connais ?" Ou en tirant un fil à partir de votre domaine d'activité. Des choses qui vous sont chères : le secret est là. Une coach, interrogée par le journal, va même jusqu'à conseiller de réfléchir à l'avance à des sujets que vous pouvez aborder dans ce cadre. Et de ne pas oublier de poser des questions, puisque, selon elle, tout le monde est plus ou moins narcissique.

L'article rappelle que quand on prend quelqu'un pour un poste, c'est parce qu'on a envie de travailler avec lui, pas forcément parce que c'est le meilleur pour le poste. L'échange de "small talks" créera du lien à la longue, un lien qui pourra faire pardonner de petites erreurs, un dépassement de délai, qui pourra faire obtenir des aménagements ou tout simplement un job. Il y aurait en tout cas beaucoup plus à gagner qu'à perdre, de crainte d'être ridicule.

Vous êtes à nouveau en ligne