Plus d'un Français sur cinq a changé de métier en cinq ans

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Le ministère du Travail vient de publier une étude qui se penche sur les reconversions professionnelles. Certaines catégories de la population ont particulièrement la bougeotte.

Les Français qui sont plus susceptibles que les autres de changer de métier sont les jeunes - les moins de 29 ans - les femmes et les Franciliens. Les jeunes changent de métier deux fois plus souvent que les 40-50 ans. Explication : ils sont plus que les autres touchés par le déclassement professionnel, ils cherchent donc à se rattraper. Les femmes ? Elles ont une probabité de changer de métier supérieure de six points aux hommes. Pas du tout parce qu'elles seraient moins stables.
Mais tout simplement parce qu'elles sont plus que les hommes concernées par le sous-emploi, le temps partiel. Et qu'elles changent de métier pour travailler plus.
Autre explication : elles bougent pour mieux concilier leurs responsabilités familiales et leur vie professionnelle, elles sont en quête d'un meilleur équilibre. Les Franciliens, pour leur part, ont tout simplement plus d'opportunités, ils bénéficient d'une plus grande diversité d'employeurs sur place.

Le couple, facteur de stabilité

D'autres facteurs jouent sur la probabilité de changer de métier. D'après la Dares, l'organisme statistique du ministère du Travail, qui s'est penché sur la période 2010-2015, le fait de vivre en couple est plutôt un facteur de stabilité professionnelle.
Les célibataires changent plus souvent de métier que les personnes en couple.
Une différence de huit points. Il y a aussi, on s'en doute, le fait d'avoir ou pas un emploi stable. Un CDI en particulier. Être en CDD ou en intérim accroit nettement la possibilité de changer de métier. Idem si on a passé un concours pour accéder à son travail. Cela limite beaucoup la probabilité de se diriger vers un autre métier. Les fonctionnaires changent quatre fois moins de métier que les salariés du privé.

Changer pour améliorer ses conditions de vie

Quand on change, c'est pour aller vers mieux. La mobilité est deux fois plus souvent ascendante, vers de meilleures conditions de vie et de travail, que descendante. Ceux qui ont changé de métier s'en félicitent. Mais changer de métier ne veut pas forcément dire tout plaquer. Le ministère du Travail fait par exemple un zoom sur le secteur de la banque et des assurances. On peut y changer de métier sans changer d'employeur. Le secteur se distingue par la plus forte proportion de mobilité interne. Il présente le plus fort taux de promotion en cinq ans.
Tout à fait à l'opposé de l'hôtellerie-restauration qui connaît la plus forte proportion de changements d'employeur, et de passages par la case chômage.

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