Les salariés français plus attachés que les autres à la pause déjeuner

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Les Français sont 39% à prendre au moins 30 minutes de pause, bien plus que les Allemands, les Britanniques ou les Américains.

Les Français, plus que les autres, sont attachés à la pause déjeuner, plus souvent passée entre collègues et en dehors du bureau que dans certains autres pays. C'est ce qui ressort d'une enquête menée sur quatre pays, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Et en effet les Français sont les champions de la pause déjeuner. Ils sont 39% à prendre au moins 30 minutes. C'est deux points de plus que les Allemands, 14 points de plus que les Britanniques et 15 points de plus que les Américains, qui sont tous beaucoup plus nombreux que nous à déjeuner en surfant sur les réseaux sociaux. Les Américains sont deux fois plus nombreux que nous à faire ça. Et beaucoup plus nombreux que nous à déjeuner sur leur poste de travail. Les Français ne sont que 14% à rester vissés à leur bureau. Alors que pas moins d'un quart des salariés anglais et américains déjeunent sur leur clavier, selon cette étude menée par Wrike.

Il y a d'ailleurs une claire corrélation entre le fait de se sentir bien au travail et le fait de prendre une vraie pause déjeuner, notamment entre collègues. On trouve beaucoup plus de salariés heureux au travail parmi ceux qui prennent le temps de déjeuner, et plus d'insatisfaits chez ceux qui grignotent devant leur ordinateur

Manger à son bureau est interdit

C'est un peu une bizarrerie du code du travail. Les salariés ne doivent pas prendre leurs repas dans les locaux affectés au travail. Et l'employeur doit mettre à disposition un local ou au minimum un emplacement réservé à cet effet. Sans compter qu'il y a de vrais bénéfices à faire une véritable pause. À tel point qu'elle est obligatoire : 20 minutes pour six heures de travail.

Mais surtout, trois docteurs en neurosciences se sont penchés récemment sur nos pauses. Leurs conclusions figurent dans un article dans L'Usine nouvelle. Première chose, les pauses limitent, au travail aussi, le risque d'accident. Une pause de 15 minutes suffit à porter ce risque au niveau où il est en tout début de journée, quand on commence à travailler.

Et surtout ces neuroscientifiques conseillent, pour ceux qui ont un travail manuel, de faire des travaux de réflexion pendant leur pause. Et pour les postes qui demandent beaucoup de réflexion et de concentration, évidemment une activité manuelle ou physique, même aller marcher ou parler avec d'autres personnes.

Un conseil original donné par ces trois chercheurs : mettre trois pense-bêtes sur son bureau en début de journée et en enlever un à chaque fois que l'on prend une vraie pause.

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