Le travail en horaires décalés est en passe de devenir la norme

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Travailler le soir, la nuit ou le weekend... L'exception est en train de devenir la norme pour les salariés français. Près d'un sur deux est concerné.

Ces nouveaux chiffres de la Dares sont étonnants. Pas moins de 44% des salariés français travaillent en horaires décalés, près d'un sur deux. Pas tous les jours mais au moins une fois par mois. Qu'est-ce qu'on entend par horaires décalés exactement ? C'est le soir, de 20 heures à minuit. Beaucoup vont se reconnaître, en particulier chez les cadres. La nuit, de minuit à cinq heures. Le personnel de santé - et de radio - connaît bien. Le samedi et le dimanche. Ceux qui travaillent dans le commerce de détail et la restauration sont tout particulièrement concernés.

Un tiers des salariés travaillent le samedi 


Et c'est surtout le samedi qui est devenu un jour habituellement travaillé. Il concerne désormais huit millions de personnes, un tiers des salariés. Le travail le soir occupe la deuxième place. Vient ensuite le travail le dimanche. Le travail de nuit ferme la marche, avec 9% des salariés. Les hommes travaillent plus souvent le soir et la nuit. Les femmes sont plus concernées par le travail le samedi. Les cadres sont les plus nombreux le soir. Et les ouvriers plus touchés par le travail de nuit.

Les jeunes les plus concernés

D'une manière générale les jeunes sont plus concernés par les horaires décalés. Chez les moins de 30 ans c'est net. Ils travaillent bien plus que les autres le samedi et le dimanche. On pense au commerce de détail, alimentaire ou pas, et à l'hôtellerie-restauration, gros pourvoyeurs de petits boulots. Et si vous êtes une personne seule alors vous avez encore plus de chance de travailler le soir, la nuit ou le weekend. A partir de 40 ans en revanche, on travaille moins en horaires décalés. Et de moins en moins à mesure que l'on vieillit, que l'on avance en ancienneté et donc en capacité à imposer ses horaires.

Les travailleurs indépendants, champions des horaires décalés 

Autre surprise, les personnes en horaires atypiques travaillent plus que les autres. Très nettement. Ils déclarent en moyenne 85 heures supplémentaires par an. Alors que les salariés en horaires standards n'en font que 38. Et si vous trouvez que le travail en horaires décalés devient un peu trop la norme, regardez ce qu'il se passe pour les non salariés, les travailleurs indépendants. Chez eux, c'est un raz de marée. Les trois-quarts travaillent le soir, la nuit ou le weekend. On en trouve même 7% qui disent bosser le soir, la nuit, le samedi et le dimanche. Des forçats du travail qui laissent loin derrière les salariés les plus investis.

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