Le laboratoire Roche accompagne ses salariés atteints de cancer

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Tout l'été dans "C'est mon boulot", chaque jour une initiative citoyenne engagée par une entreprise. Insertion, environnement, bien être des salariés... Jeudi, la prise en compte par le laboratoire Roche des cas de cancer dans ses équipes.

C'est grâce à l'association Cancer at work que le laboratoire Roche a lancé une politique plus accueillante pour les personnes atteintes d'un cancer dans l'entreprise. L'association regroupe des entreprises qui ont pris conscience de la réalité du cancer. Chaque jour en France, 1 000 personnes apprennent qu'elles sont atteintes d'un cancer. Parmi elles, 400 travaillent. Cancer at work a formé les équipes des ressources humaines du groupe qui ont à leur tour formé les managers. Première étape délicate, l'annonce de la maladie au travail. Il y a "tout un travail en amont avec la personne pour savoir ce qu'elle souhaite dire, ne pas dire, explique Jacques Tournier, DRH de Roche. "Et un gros travail de réassurance aussi, au niveau matériel, sur les incidences au niveau activité professionnelle", poursuit-il

Le principe, c'est qu'on va trouver une solution avec le salarié concerné. Il faut le déculpabiliser. Ça peut être par exemple créer une mission au siège pour des gens qui sont en permanence en déplacement : "Pour une période plus ou moins longue, ça peut aller jusqu'à deux ou trois ans dans certains cas précis, ce qui a permis à certaines personnes de garder une activité complètement utile pour l'entreprise et avec beaucoup de sens pour elle toujours."

Pour éviter les mots qui blessent

Roche a mis en place une application interne sur les droits des personnes atteintes d'un cancer. Et le service marketing de l'entreprise est à l'origine d'une brochure intitulée "Les mots qui blessent" (ce qu'il ne faut surtout pas dire à un malade) du genre "la prochaine fois que tu prends un arrêt maladie, tu peux me prévenir avant ?" Et, surtout, les personnes concernées sont amenées à témoigner de leur maladie.

Roche a également mis sur pied une bourse aux RTT pour les aidants familiaux. Si quelqu'un a besoin de temps, il peut bénéficier de jours offerts par ses collègues, le tout anonymement. "C'est une sorte de bourse, donc si il y a un collaborateur qui nous dit qu'il est en situation d'être aidant familial et qu'il a besoin de temps, les autres peuvent donner, de manière anonyme sans savoir à qui ça s'adresse, des congés ou des RTT pour que cette personne puisse avoir un capital plus élevé que la moyenne", explique Jacques TournierLes candidats au don sont nombreux, davantage que ceux qui les sollicitent.

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