Le compte personnel de formation reste peu utilisé, selon une étude

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Seuls 7% des actifs auraient eu recours au compte personnel de formation pour se former.

Le CPF, le compte personnel de formation, a quatre ans. Il a été lancé en janvier 2015. Mais selon un étude qui parait mercredi 12 juin, il reste peu utilisé. En cause le manque d'information et surtout d'accompagnement. Il a remplacé le DIF, le droit individuel à la formation, mais le CPF est encore inconnu de près d'un actif sur quatre. Un peu moins de 70% de ces actifs n'a toujours pas ouvert en ligne son CPF, son compte personnel de formation. Mais il y a pire. D'après cette étude menée par Altedia, Adecco et le groupe IGS seuls 7,2% des actifs ont bénéficié d'une formation grâce au CPF. En fait, ceux qui se forment le font via le plan de formation de leur entreprise.

Résultat : la formation professionnelle bénéficie encore surtout aux salariés des grands groupes. Mais de soi-même, individuellement, comme le voulait la philosophie de la réforme sur la formation professionnelle, on prend rarement l'initiative de se former. "Il y a un élément préoccupant, c'est que la prise de conscience de la nécessité de se former et de continuer à apprendre elle reste très faible dans ce pays", explique François Moreau, le président d'Altedia, un organisme qui accompagne environ 20 000 personnes en transition professionnelle chaque année.

Peu de recours à la formation à cause du manque d'information

Près de la moitié des actifs interrogés par cette étude disent ne pas savoir vers qui se tourner pour se former. C'est pourtant le métier des nouveaux conseil en évolution professionnelle. Lui aussi a quatre ans, et lui aussi est encore méconnu. C'est pourtant quelqu'un qui peut vous aider dans votre orientation, notamment vers des métiers porteurs. Sa consultation est gratuite. On les trouve auprès de Pôle emploi ou de l'Apec pour les cadres, Cap emploi pour les personnes handicapés, et les missions locales pour les jeunes.

Autre tendance relevée par cette étude : de plus en plus de reconversions professionnelles. François Moreau, d'Altedia : "Les personnes que l'on accompagne ont une ancienneté forte dans leur entreprise et elles ont envie de donner une nouvelle orientation à leur carrière. Autre raison, le métier qu'elles occupaient est en obsolescence et il y a aussi une prise de conscience d'un grand nombre de personnes que l'avenir passe par de nouveaux métiers." Selon cette étude, c'est désormais un actif sur trois qui connait une "transition professionnelle" de ce type, un chiffre en très forte progression.

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