La souffrance au travail désormais mieux détectée

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Les cas de souffrance psychique au travail sont en augmentation. Les femmes et les cadres âgés sont les premiers touchés. Le phénomène s'explique notamment par une plus grande attention des salariés et des médecins à ces maladies.

Pas de doute, de plus en plus de salariés sont malades de leur travail. Ils subissent des souffrances psychiques, type anxiété ou dépression. C’est l’Institut de veille sanitaire, un organisme qui surveille l’évolution des maladies en France, qui l’affirme. Une enquête menée avec des médecins du travail volontaires et basée sur des visites médicales professionnelles.

Il y a cinq ans, 2,3% des femmes disaient être touchées. Le chiffre est passé à 3,1%. Même tendance chez les hommes, mais à un niveau un peu plus faible. On n’est donc pas dans un phénomène massif, mais dans une augmentation régulière.

Anxiété, dépression et burn-out

De quoi se plaignent ces salariés ? D’abord de troubles anxieux et dépressifs. Ils concernent un tiers des cas. Puis viennent les épisodes dépressifs légers. Mais le phénomène le plus marquant, c'est la montée du burn out. Il atteint 7% des troubles exprimés par l’ensemble des salariés.

La souffrance psychique liée au travail est plus importante chez les femmes, mais on la trouve surtout chez les seniors. Le risque pour un homme de plus de 45 ans est 7 fois plus important que pour un moins de 25 ans. Quant aux cadres, ils sont 4 fois plus touchés que les ouvriers.

Comment expliquer ce phénomène ? L’Institut de veille sanitaire a deux réponses. D’abord la dégradation des conditions de travail. Mais aussi, et surtout, la libération de la parole autour de ces pathologies. On en parle beaucoup dans les médias. Le burn out est devenu un sujet majeur. Du coup, les salariés alertent leur médecin du travail, qui lui-même est plus attentif. Un tabou qui se lève et qui explique pour une bonne part cette augmentation.

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