La difficile intégration du handicap mental dans le monde du travail

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Les personnes handicapées en entreprise ? On pense aux aménagements pour les fauteuils roulants ou aux adaptations de postes pour les mal-voyants... Mais plus rarement aux handicapés mentaux, qui pourtant peuvent, et doivent, travailler.

A quelques jours de la 15e semaine pour l'emploi des personnes handicapées, l'Unapei (union nationale de parents, de personnes handicapées et de leurs amis) présente un livre blanc pour "garantir et développer le travail des personnes handicapées mentales".

Déjà en difficulté pour employer 6% de travailleurs handicapées, les entreprises ont le plus grand mal à intégrer les handicapés mentaux, dont un grand nombre est pourtant à la recherche d'un emploi.
La solution : confier certaines tâches aux ESAT, les établissements de services d'aide par le travail, qui deviennent des sous-traitants des entreprises donneuses d'ordre. Les handicapés mentaux y assurent toutes sortes de travaux, du conditionnement au jardinage.
Mais il existe aussi un ESAT qui travaille pour Airbus ou pour le TGV breton.

Les entreprises rechignent à embaucher

Les entreprises, plutôt que d’embaucher des personnes handicapées, font de plus en plus souvent appel à ces fameux ESAT, les établissements de service d’aide par le travail. C'est ce que révèle le baromètre publié par le groupe d’assurances Humanis.
Informatique, entretien des locaux, des espaces verts, logistique et conditionnement : ces établissements proposent désormais tout une palette de services.

Au-delà de la bonne action, il s’agit surtout pour les entreprises d’échapper à la taxe qu’elles doivent verser si elles n’emploient pas 6% de personnes handicapées. Au final, c’est gagnant-gagnant, puisque 95% des entreprises qui sous-traitent à ces établissements sont satisfaites du travail fourni.

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