L'ancien chauffeur routier qui est devenu paysagiste dans le Pas-de-Calais

 Pn parle création d'entreprise avec le parcours d'un salarié qui a "créé son emploi", à partir d'une idée simple et d'un investissement raisonnable. Aujourd'hui, le portrait de Georges, ancien chauffeur routier devenu paysagiste près d'Arras.

Comment devient-on chef d'entreprise quand on n'a qu'un CAP de menuisier, qu'on a commencé à travailler à 18 ans et qu'on est chauffeur routier ?

Georges Bettencourt a négocié sa sortie avec son employeur puis a suivi une formation au métier de chef d'entreprise. Il suivra un stage de six mois à la BGE, un réseau de soutien aux entrepreneurs.

GB Nature, la société de Georges Bettencourt, emploie aujourd'hui six personnes. Pour tondre les pelouses, tailler les haies et livrer du bois, pas besoin de compétences particulières. Mais du matériel, en revanche, oui, il en faut. On ne se met pas jardinier professionnel avec des outils de jardinier du dimanche.

George achète une tondeuse professionnelle, une remorque, un rotofil pour tailler les haies. Georges Bettencourt devra réunir 25.000 euros. Un peu d'apport personnel et des aides, notamment sous la forme d'un prêt d'honneur que lui accorde Initiative Ternois Artois. C'est l'antenne locale du réseau Initiative France, qui aide les candidats à la création d'entreprise.
Rapidement, la tonte des pelouses et l'entretien des jardins, ne lui suffisent pas. Il va devenir paysagiste. Il travaille six jours sur sept, parfois un peu le dimanche aussi.

Soixante dix à quatre vingt heures par semaine. Pendant plusieurs années, il ne s'est payé que six à huit cents euros. Le reste est parti en investissements et pour les salaires de ses employés. Mais il adore sa nouvelle vie.