Jeremy, un très jeune entrepreneur qui veut changer le monde grâce à la technologie

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Toute la semaine, dans "C'est mon boulot", coup de loupe sur les très jeunes entrepreneurs. Ils se sont lancés à moins de vingt ans, ils récoltent les fruits de leur audace.Aujourd'hui, Jeremy qui a réussi à lever 2,5 millions d'euros à seulement 22 ans.

C'est à 18 ans que Jeremy Neyrou, qui bricole déjà depuis plusieurs années dans son garage, met le doigt dans l'engrenage. Ça n'est pas qu'il veuille devenir à tout prix entrepreneur, c'est juste qu'il veut changer le monde, comme il le dit lui même : "J'ai besoin de changer la société, j'ai besoin d'apporter ma pierre à l'édifice. Pour certains, c'est en étant pompier, pour d'autres c'est en étant militaire ou policier. Moi, c'était sur un plan technologique."

Jeremy a un profil de Géo Trouvetou au lycée : "J'étais comme un ovni. Personne ne prenait ça au sérieux. Et ce qui est drôle, c'est que certains de ces ingénieurs postulent aujourd'hui dans ma boîte. Petite ironie de l'histoire..."

"La nouvelle génération n'a plus peur d'échouer"

L'entreprise que préside Jérôme se nomme Icare technologies. Son produit : une bague, noire et blanche qui permet de payer tous ses achats, de rentrer chez soi, de s'identifier ou de démarrer sa voiture. En quelques mois, l'idée a littéralement explosé. Jeremy est fier de parler de sa réalisation : "De 'on bricole dans le garage' à 'on expose tout ça aux yeux du monde au plus grand salon d'innovation high tech'." Ce grand salon, c'est évidemment le CES de Las Vegas. Après ce coup d'éclat, Icare lève 100 000 euros. Et quelques mois plus tard 2,5 millions d'euros. Jeremy n'a alors... que 22 ans et a encore du mal à y croire : "On ne réalise pas qu'on a réussi à avoir toutes ces reconnaissances, tous ces gens qui croient en nous. On serre des mains un peu partout, on a des politiques, des entrepreneurs qui nous disent que c'est très bien, ce qu'on fait. Il y a les parents à côté de ça qui ne comprennent pas".

Depuis que Philippe Starck a dessiné la bague et qu'il a tenu à être lui-même partenaire, ils comprennent un peu mieux. D'ailleurs, même Jeremy est surpris d'un tel succès : "On est dans notre boucle infernale et on avance. Aujourd'hui la société a 30 salariés, elle a déposé plus de 25 brevets, on a l'Union européenne qui a mis un peu plus de deux millions d'euros et on est en train de relever cinq millions d'euros. Ça va à une vitesse folle."

Quoi qu'il advienne désormais d'Icare et de sa bague à tout faire, Jeremy n'aura aucun regret de s'être lancé si jeune : "En France, en Europe, l'échec est considéré comme un échec. Vous passez de l'autre côté de l'Atlantique et c'est complètement différent. La nouvelle génération s'est un peu plus libérée, un peu américanisée, en tout cas elle n'a plus peur d'échouer. Quoiqu'il arrive pour l'entreprise, j'aurais fait mon maximum et on aura vécu une belle aventure".

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