Ils ont changé de vie : Alexandre, de consultant dans une banque à magicien

Cet été, nous nous intéressons à des parcours de salariés qui ont changé de vie. Mardi, Alexandre, 37 ans, est passé du monde des finances au monde du spectacle.

Conseil, stratégie, fusions acquisitions... Après la voie royale math-sup, math-spé, Alexandre fait tourner à fond sa belle machinerie intellectuelle. Mais il se sent incomplet, laissant de côté tout un pan de sa personnalité : "Très épanouissant intellectuellement, mais déséquilibré par rapport à la personne que j’étais en dehors de mon travail, parce que la dimension d'humour et d'empathie, ça n’était pas vraiment nourri en moi à travers ces expériences professionnelles." Alexandre se sent à l'étroit dans son costume. Ses collègues aiment son côté décalé, drôle. La magie, il a toujours un peu pratiqué. Pourquoi ne pas aller voir un peu plus loin ?

"Ce qui vient à l’esprit quand quelque chose est vraiment extrêmement épanouissant, c’est magique. Et je me suis dit, tiens ça pourrait être intéressant d’aller voir un peu ce qui se passe de ce côté-là." Alexandre ne veut pas passer à côté de son intuition, d'autant qu'une occasion se présente. "J’ai eu une grande chance, c’était qu'à peu près au même moment, a été bâtie la formation que j’ai finalement suivie. Quatre mois intensifs, 40 heures par semaine."

Près de 200 tours appris

Que peut bien apprendre pendant 40 heures par semaine ? "C’est déjà la technique, comme pour tout artiste. À ceci près que le geste doit être invisible. On nous apprend presque 200 tours. Des cartes, des pièces, du mentalisme." Alexandre fait des spectacles pour enfants, des goûters, des ateliers, des cours, du bénévolat en Ephad et dans les hôpitaux aussi. Reste que de passer de consultant de haute volée à magicien, il va y avoir une différence de train de vie.

"Alors oui, c’est vrai que c’est un gros challenge. Il y aura certainement une petite décote de train de vie par rapport à ça." Mais le consultant a fait son business plan. Et pour s'en sortir, il compte proposer sa magie aux entreprises, qu'il connaît par cœur. Il compte bien "disrupter le marché" : "Moi je veux, avec ses leviers de magie, de connaissances, de neurosciences, de comédie, faire vivre tout cela pour une équipe de direction."

À 37 ans, Alexandre croit en sa nouvelle voie, apporter de la magie au monde des affaires : "Avec quelques minutes de magie, chaque personne peut se décentrer de ses difficultés ; réfléchir différemment et aborder avec cette fraîcheur un challenge qui paraît insoluble par les voies classiques."

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