Elles ont créé une "appli" pour visiter le château de Versailles en s'amusant

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Copié dans le presse-papier !

Tous les vendredis, le portrait d'anciens salariés qui ont créé leur propre petite entreprise. Et aujourd'hui ce sont deux jeunes femmes qui ont lancé leur "appli". Un téléchargement, et hop : on revisite le château de Versailles... façon un peu rock and roll.

Plutôt décoiffante, la visite du château de Versailles. Ca change de l'audio guide sérieux. Instructif, mais pafois ennuyeux. Happy Versailles, une toute nouvelle appli à télécharger avant de commencer sa visite, c'est un autre ton, plus décalé. Avec des anecdotes étonnantes : il y avait par exemple des chèvres et des vaches dans la Galerie des glaces ; Louis XIV avait lancé la mode de la guitare à la Cour !

Et des histoires comme celle-là, Stéphanie Géhin et Leya Agostini, les créatrices de Happy Versailles, en ont pour tous les recoins du château. Que la reine Marie-Thérèse n'aimait son chocolat chaud que bien poivré, que son roi de mari était plus porté sur le Dom Pérignon, et qu'il ne sentait pas la rose, voire, selon sa maîtresse, qu'il empestait le hareng ! Amusant, mais, tout a été validé par un guide officiel du château. Pendant huit mois, elles ont écumé les bibliothèques, les milliers d'images de la banque de données de la Réunion des musées nationaux. En voisines, elles connaissaient déjà le château par coeur, mais elles y sont retourné trente ou quarante fois.

Leya a travaillé pendant dix ans au marketing chez France Télécom Orange, qu'elle a quitté pour se consacrer à son appli. Stéphanie a passé dix ans chez Renault, également au marketing. Elle est en congé création d'entreprise. Son poste est gardé au chaud pendant deux ans.

Pour créér leur entreprise, elles ont fait jouer le réseau. Le comédien qui lit les textes est un pro, mais un copain. Les textes ont pris trois mois d'écriture. L'achat d'image : cinq mille euros. Mais c'est surtout le développement de l'appli qui a coûté cher : 25.000 euros.
Stéphanie et Leya ont décidé de rendre l'appli payante : 2,69 euros. Là dessus l'App store d'Apple et Google Play, les deux magasins virtuels, prennent trente pour cent.

Juste avec cette appli, il ne sera peut-être pas facile de dégager des bénéfices, mias Leya et Stéphanie voient plus grand : elles veulent lancer l'équivalent pour Notre-Dame, la Tour Eiffel, le Musée d'Orsay et d'autres grands lieux touristiques.