Deux millions de travailleurs indépendants privés du fonds de solidarité mis en place par l'Etat

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Les syndicats de défense des indépendants, soutenus par 109 députés de la majorité, attendent de pied ferme que le gouvernement autorise deux millions de travailleurs à bénéficier des aides de l'Etat. La décision doit intervenir en fin de semaine.

Ils sont graphistes, développeurs, coiffeurs à domicile ou encore sophrologues : deux millions d’indépendants, sur les trois millions que compte la France, ne bénéficient plus du fonds national de solidaritéUn système qui permet de toucher 1 500 euros par mois quand son activité a été durement touchée par la crise sanitaire. 

Pas de solution depuis le mois de juin

Les syndicats Indépendants.co et le SDI, le syndicat des indépendants et TPE, attendent donc que la fumée blanche sorte d'ici la fin de semaine du cabinet d’Alain Griset, le nouveau ministre chargé des petites et moyennes entreprises. 109 députés de la majorité présidentielle, emmenés par le député et ancien ministre du Numérique Mounir Mahjoubi, ont décidé de rallier leur cause. Ils demandent à Bruno Le Maire et à Alain Griset de lever les restrictions sectorielles et de permettre à tous les indépendants touchés par la crise de pouvoir continuer à toucher les aides de l’Etat. Ils veulent pouvoir bénéficier eux aussi, même s’ils ne travaillent pas dans un secteur considéré comme sinistré, du fonds de solidarité

Dans les grandes lignes, plusieurs secteurs restent couverts par le fonds de solidarité : le tourisme, la restauration, la culture ou encore l’événementiel. Mais beaucoup d'autres en sont au contraire exclues, des professions aussi différentes qu’attachée de presse, formateur, conseiller en communication, développeur informatique indépendant et toutes les professions indépendantes liées au soin... Des professionnels installés en "freelance" qui trouvent souvent leurs clients sur des plates-formes et pour qui rien n'est prévu à l'heure actuelle. Ils avaient pu accéder aux aides entre le mois de mars et le mois de juin mais se retrouvent depuis sans solution. 

D'après la porte-parole d’indépendants.co Hind Elidrissi, certains d'entre eux "n’arrivent pas à joindre les deux bouts et ne se versent pas de salaire depuis le confinement". Le syndicat demande la mise en place d’un fonds de relance spécifique de 3 000 euros pour favoriser la reprise d’activité et une aide à la formation ou à la reconversion.

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