Des risques de contamination élevés sur les chantiers de désamiantage

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Les ouvriers qui retirent l’amiante des bâtiments ne sont pas assez bien protégés. D’après un rapport confidentiel, leurs masques sont ne sont pas assez efficaces.

On n’en a pas fini avec l’amiante. Un rapport classé confidentiel de l’INRS, l’institut national de recherche et de sécurité, affirme que les ouvriers qui travaillent sur les chantiers de désamiantage sont encore beaucoup trop exposés aux fibres mortelles. Un rapport qui a été transmis au ministère du Travail, qui n’a pas été rendu public mais dont on peut lire des extraits dans le dernier numéro de la revue Santé et Travail.

Des mesures ont été faites à l’intérieur même des masques respiratoires que portent les ouvriers. Elles montrent que ces appareils sont pas suffisamment efficaces pour les protéger quand ils retirent des bâtiments les plâtres amiantés. Pour l’Andeva, l’association nationale des victimes de l’amiante, ces salariés courent un danger "grave et imminent". "Ils peuvent se croire protégés , dit l’association, alors que l’efficacité de leur équipement individuel n’est plus garantie ".

Le scandale de l’amiante est loin. Le matériau a été interdit en 1997, mais les fibres hautement cancérigènes continuent à faire des ravages. L’Institut national de veille sanitaire l’a rappelé en début d’année : l’exposition professionnelle à l’amiante serait responsable de 2.200 à 5.400 nouveaux cas de cancers et de 1.700 décès. Et c’est loin d’être fini : le Haut conseil de la santé publique estime pour sa part que l’amiante devrait être responsable de jusqu’à 100.000 morts d’ici 2050. On avait qualifié l’amiante de bombe à retardement. Il semble tenir ses promesses et les premières victimes sont les travailleurs qui sont encore en contact direct avec lui.

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