Comment les petits patrons traversent-ils la crise sanitaire ?

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Comment les petits patrons traversent-ils la crise sanitaire ? Quel est leur état de santé ? Un baromètre, dont les résultats paraissent mercredi 28 avril, donne un diagnostic. Bon, selon les patrons eux-mêmes. Mais beaucoup plus nuancé si on entre dans le détail.


"Tout va bien merci", semblent en effet dire les dirigeants de TPE et PME en réponse aux questions posées dans le baromètre Malakoff Humanis, qui se penche régulièrement sur leur état de santé. Ils sont environ huit sur dix à se trouver en bonne forme, tant sur le plan physique que sur le plan mental. Par rapport à l’enquête, les chiffres sont en baisse de quatre points, mais ça reste très élevé.
Et pourtant, quand on gratte, ça ne va pas si bien que ça, puisqu’on s’aperçoit par exemple que parmi les petits patrons on compte beaucoup de fumeurs. 32% d’entre eux fument, c’est un chiffre en augmentation nette de huit points par rapport à 2016 et c’est aussi neuf points de plus que la population des salariés du secteur privé, qui ne sont que 23% à fumer. Idem pour la consommation d’alcool. Les petits patrons sont 17% à en consommer tous les jours ou presque. Là aussi, c’est bien plus que la moyenne des salariés, qui ne sont que 7% dans ce cas.


C’est la crise sanitaire qui les a atteint la moitié d’entre eux se disent plus stressés et un tiers plus fatigués. Pour autant, ils ne prennent pas trop soin de leur santé. La moitié des petits patrons a consulté un généraliste en 2020. D’une part c’est beaucoup moins qu’en temps normal et, surtout, ils ont fait peu de cas de l’avis de leur médecin. Beaucoup de ceux qui se sont vus prescrire un arrêt de travail ne l’ont pas respecté. Ils sont un tiers dans ce cas.

La situation est plus difficile  dans l’industrie

Les petits patrons de ce secteur se jugent en moins bon état de santé que la moyenne. Ils font moins de sport, fument plus – on compte jusqu’à 45% de fumeurs dans cette population – et ils consomment beaucoup plus d’alcool : 41% contre 17%, on le rappelle, pour la moyenne des dirigeants de TPE/PME.

Néanmoins, la crise les a amenés à prendre conscience de l’importance de la santé de leurs salariés. Ils placent désormais la santé de leur salarié en tête des facteurs qui permet à leur entreprise d’être performante, devant le recrutement et la fidélisation des talents. La crise, à cet égard, aura eu du bon.

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