Comment j'ai retrouvé un boulot. Pour Sophie le chômage a été "un coup de pied aux fesses"

Jeunes, moins jeunes, ils sont restés plusieurs mois au chômage, mais ils s'en sont sortis. Pendant deux semaines, on raconte leur histoire. 

Le "coup de pied aux fesses" est donné à Sophie durant sa période de chômage. Quatorze ans comme responsable de formation dans une grande entreprise. Ça ronronne un peu. Et puis un jour la boite est rachetée. Le poste est supprimé.
Sophie a 44 ans. Elle s'inscrit à l'Apec. Ce qui l'incite à ajouter des cordes à son arc : "Je me suis formée pendant cette période de chômage, sur des choses qui m'intéressaient mais que j'avais mises un peu de côté, comme l'accompagnement individuel, le coaching."

Ces formations, elle les paie de sa poche. Du coup, sa conseillère lui permet de décrocher de deux missions de plusieurs mois. Mener des entretiens professionnels pour des entreprises. Des missions qui lui donnent une autre dimension : "Cela m'a permis d'expérimenter le positionnement de consultant. Ça n'est pas du tout le même relationnel que quand on est salarié." Sophie dispose désormais d'une palette de compétences plus larges. Et cela fait mouche : "Au bout de deux ans, quelqu'un est venu frapper à ma porte, c'est un ancien collègue, que je n'avais pas revu depuis une quinzaine d'années, et qui voulait monter sa boîte."

Un nouveau positionnement

Les deux étaient restés en contact sur Linkedin. C'est une relation commune qui les avait poussés à se rencontrer. Mais pour Sophie, c'est grâce à son nouveau positionnement qu'elle a pu repartir du bon pied : "Souvent ce qui fonctionne bien, c'est quand on peut s'appuyer sur des compétences et des savoir-faire qu'on a utilisés, emmagasinés, expérimentés dans sa première partie de carrière, on y apporte de nouvelles briques, de nouvelles choses et l'ensemble fait qu'on a un pouvoir d'attraction différent et qu'on peut rebondir sur autre chose." Ces nouvelles briques, ce sont l'aspect commercial, qu'elle n'avait pas, et tout ce qui concerne l'accompagnement individuel. Ce qui correspond parfaitement avec la petite entreprise de formation dont elle est désormais salariée : "Cette période-là m'a permis d'être au clair avec ce que je savais faire et où je devais renforcer les choses et qu'est-ce que je pouvais développer de nouveau, qui était purement du domaine de ce que j'aime".

Le chômage, qui a été pourtant éprouvant, avec un gros passage à vide trois ou quatre mois après avoir perdu son travail, aura finalement eu du bon pour Sophie : "Ç'a été le coup de pied aux fesses que je ne me serais pas donné et qui m'a permis de faire plein d'autres choses que je n'aurais certainement pas faites".

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