Comment j'ai retrouvé un boulot. Henrick a opté pour la création d'entreprise

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Jeunes, moins jeunes, ils sont restés plusieurs mois au chômage, mais ils s'en sont sortis. Pendant deux semaines on raconte leur histoire. Aujourd'hui, Henrick qui, au chômage, s'est découvert une vocation de créateur d'entreprise.

Alors au chômage, Henrick s'est découvert une vocation de créateur d'entreprise.

Commercial, consultant en ressources humaines, touche à tout, Henrick s'est formé sur le terrain, au gré d'opportunités, après un parcours scolaire assez bref.
Salarié toute sa vie, un beau jour, il faut que ça change : "Je m'approche de mes 40 ans, un tournant aussi dans ma vie personnelle donc du coup je me retrouve au chômage..." Au chômage mais sans s'inquiéter, même s'il se retrouve devant une page blanche : "Je voulais que mon projet émane de ce que j'avais dans la tête. Je voulais chercher".

Il cherche du côté du rugby, sa grande passion, en voulant l'allier aux ressources humaines, mais ça ne donne rien et l'idée va venir d'ailleurs :"Un matin, je vois ma fille en pyjama au petit dej, avec marqué sur son pyjama "Paris, New-York, Tokyo", et là j'ai un déclic, je me dis qu'il faudrait adosser aux villes dont on parle toujours les villes dont on ne parle jamais".

"Il ne faut pas se mettre dans des cases..."

Kapitales vient de naître. On est en 2016, il lui reste six mois d'allocations chômage : "Ça se fait dans la demie-heure, je prends rendez-vous avec un graphiste, j'avais une idée très précise, puis je rencontre celui qui va devenir mon associé, et on commence à vendre des tee-shirts "Paris, New York, Tokyo, Albi", puis Gaillac, Toulouse, Lourdes, Pau, Tarbes, et l'aventure Kapitales commence". Aujourd'hui, deux ans après, Kapitales, ce sont six personnes, un atelier de sérigraphie en propre, un site internet. Rien n'était pourtant écrit : "Je ne suis pas un spécialiste de la création d'entreprise, Pôle emploi m'a aiguillé vers des formations, il faut aussi aller chercher des informations par soi-même".

Le business plan, les relations avec le comptable, les banques, Henrick a finalement su faire. Et il en tire une leçon : "Toute ce période, du salariat à l'entrepreneuriat, on m'a mis dans une autre case. Et moi ce que j'en retire c'est qu'il ne faut pas se mettre dans des cases." Henrick ne souhaite le chômage à personne, néanmoins, il lui reconnaît des aspects positifs : "Ça peut permettre de faire un point sur soi-même, de réfléchir et de repartir sur de nouvelles bases".

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