"Comme à la maison", un havre de repos pour les travailleurs aux horaires discontinus

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C'est une première en France. Un lieu vient d'ouvrir à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, pour accueillir les travailleurs qui ont des trous dans leur journée de travail et qui n'ont pas le temps de rentrer chez eux.

Un lieu vient d'ouvrir à Boulogne-Billancourt vers Paris pour accueillir les travailleurs qui ont des trous dans leur journée de travail et qui n'ont pas le temps de rentrer chez eux.

Des aides à domicile, des employés du nettoyage ou de la restauration. Les journées morcelées sont terribles pour eux. Dans le nettoyage, le morcellement de la journée concerne un travailleur sur cinq et le phénomène a tendance à s'aggraver. Quelques heures très tôt le matin, et puis on reprend le soir à la fermeture des bureaux. Ou bien, pour les aides à domicile, qui sont 300 000 rien que dans le département des Hauts-de-Seine, deux heures chez une personne âgée, plusieurs heures à ne rien faire, puis de nouveau un temps chez une autre personne dépendante. Dans ces "trous", les employés traînent dans les bouches de métro, dans les parcs, dans les centres commerciaux, voire dans les halls ou les hangars. Pas le temps de rentrer chez soi. Trop loin.

"Comme à la maison"

Mais pour 160 d'entre eux – ils seront bientôt plus nombreux — ces journées de galère, c'est fini. Ils peuvent maintenant se poser à "Comme à la maison". Un espace de 600 mètres carrés ouvert par la mairie de Boulogne-Billancourt. Gratuit pour les salariés à condition que leur employeur cotise une somme modique, pas plus de 25 euros par salarié et par an. "Comme à la maison", c'est tout simplement le premier espace d'accueil pour les salariés à horaires discontinus à voir le jour en France.

On y trouve tout ce qu'il faut pour se poser, pour se reposer, et même pour rebondir. Des salles de repos et de détente, une cuisine pour préparer ou faire réchauffer ses repas, des sanitaires, des douches. Mais il y a aussi des ordinateurs et des tablettes connectés au wi-fi. Il y a même un psychologue qui les écoute et quelqu'un de Pôle emploi qui va aider ces travailleurs à chercher un nouveau travail ou à suivre une formation. Pour Pierre-Christophe Baguet, le maire de Boulogne, au-delà du service rendu aux travailleurs, c'est une manière de fidéliser cette main d'oeuvre et donc de garantir aux personnes âgées ou dépendante qu'elles auront toujours la même aide, qu'elles ne vont pas devoir changer d'aide à domicile trop souvent.

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