Ces métiers qui recrutent malgré la crise : assistante

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S'il y a un métier pour lequel les recrutements n'ont pas ralenti pendant la crise sanitaire c'est celui d'assistante. On parlait auparavant de secrétaire, mais les choses ont bien changé.

Les recrutements d'assitante n'ont pas ralenti pendant la crise sanitaire, et il y a même eu une accélération au mois de novembre à Paris, explique Farida Kanes, directrice d'agence chez Randstad, spécialisée dans le tertiaire :"Ce sont des recrutements qui ont toujours eu lieu malgré la crise. Ce que l'on a remarqué dans les demandes qu'on a eues, c'est que l'on est souvent sollicités dans le cadre de changements de direction. Depuis le début de la crise sanitaire, on a été sollicités pour accompagner de nouveaux directeurs dans leur prise de fonction".

On embauche des secrétaires, mais d'ailleurs on n'utilise plus du tout ce mot : "Le terme secrétaire n'est plus d'actualité. C'est un terme un peu vieillot et qui ne reflète pas les compétences et les tâches qui sont confiées à une assistante. On parle d'assistante ou d'office manager, c'est un bras droit, c'est un poste qui est devenu central et qui fait la liaison avec les différents services, avec les différents opérationnels, qui est devenu stratégique et qui a énormément d'avenir", explique Farida Kanes. 

Il faut maintenant un niveau bac+4 voire bac+5 pour faire une bonne assistante, une fac de langues étrangères appliquées peut être utile, et une excellente culture générale : "On va nous demander une excellente maîtrise du pack Office, c'est indispensable, internet, de plus en plus, une vraie appétence pour les outils bureautiques et tous les outils digitaux qui sont en train de se développer." Mais le rôle des assistantes peut même aller au-delà, affirme Farida Kanes : "On va de plus en plus vite au sein des entreprises, on nous en demande de plus en plus, les managers et les directeurs sont de plus en plus sollicités, donc ils ont besoin d'avoir un garde fou qui va leur dire : 'attention, là il faut un discours différent auprès des équipes, peut-être c'est le bon moment pour transmettre ce type de message', etc."

Des fonctions occupées par peu d'hommes

On ne parle que d'assistantes : "On a quelques hommes, mais en France on a encore du chemin à faire pour donner envie aux hommes d'aller dans cette direction et donner envie aux entreprises d'ouvrir la porte à la gente masculine. On a quelques demandes de la part des entreprises mais c'est vrai que l'on a très très peu d'hommes sur cette fonction," constate Farida Kanes. 

Les salaires ont beaucoup évolué aussi. On peut espérer 45 000 euros par an avec une bonne maîtrise de l'anglais. Et dans certaines structures comme des cabinets d'avocats, ça peut être bien plus.

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