Ces "jobs en or" qui font la nique au chômage

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On connait les chiffres: plus de 3,4 millions de chômeurs, pas loin de 10% de la population active… Dans les 90% restants, certains n’ont pas de souci à se faire. Quels sont ces "jobs en or" que tout le monde s’arrache ?

C’est presque du "politiquement incorrect ". A l’heure ou le taux de chômage reste collé tout près de la barre des dix pour cent, certains n'ont pas de souci à se faire. On parle de niches, de quelques "jobs en or". Selon le cabinet de recrutement Robert Half, en deux mille quatorze, ces assurés tout risque du chômage se comptent d’abord dans la finance et la comptabilité, dans le numérique et aussi, plus surprenant, chez certains assistantes ou assistants, ces anciennes secrétaires qui ont désormais pris du galon et de l’expertise.

Ca n’est donc pas parce que l'on a trois millions quatre cent mille personnes en catégorie A que les entreprises n’ont qu’à piocher dans le réservoir à chômeurs. Cette étude donne même ce chiffre étonnant : quatre vingt pour cent des DRH disent qu’ils ont du mal à trouver les "collaborateurs qualifiés " dont ils ont besoin.

Les contrôleurs financiers ont la cote

Et parmi ceux qui savent compter que l’on trouve d’abord ces "jobs en or ". Si vos ados ne savent pas quoi faire, essayez de les convaincre de devenir "contrôleur financier" . Faites pencher la balance en leur expliquant que ce touche à tout pourra voyager à l’étranger, dans les filiales de la boite. Et si ça ne suffit pas, dites-leur qu’en ce moment, un contrôleur financier niveau bac plus trois, ou mieux bac plus cinq, peut se faire dans les soixante-dix mille à quatre-dix mille euros s’il a un peu d’expérience.

Autre carrière à viser, dans la banque et l'assurance, cette fois, le "compliance officer ". C’est lui qui vérifie que tout est bien dans les clous. Il faut bac plus cinq mais c’est très recherché. Comptez soixante-dix mille euros.

100 à 180.000 euros par an pour les spécialistes en datas

Dans le numérique, les plus recherchés sont les spécialistes des "datas ". Savoir brasser, classer et analyser les millions de données… et en tirer du profit. Les entreprises sont prêtes à payer plus de cent mille, voire cent quatre vingt mille euros pour ces raretés.

Enfin, pas besoin d’avoir fait une grande école d'ingénieur pour être un profil recherché. Le cabinet Robert Half confirme que les assistants de direction nouvelle génération font partie de ces "jobs en or ". Il faut être très "fluent " en anglais, savoir gérer des agendas, mais aussi préparer des présentations et des budgets. Pour ces shivas du boulot, un bac plus deux ou quatre peut donner droit à des salaires de cinquante mille euros. A ce prix là, on ne les appelle plus secrétaires…